30 janv. 2009

Mon pc prend l'eau.

Il y a quelque mois ma mère m'a offert un EEEpc 1000h. Cela faisait plusieurs mois que j'épluchais quotidiennement le site blogeee à surveiller le marché et je m'étais finalement décidé pour ce modèle. Je comptais me l'offrir sur mes dernières économies mais ce fut un cadeau de Noel avant l'heure.

Heureusement.

Mon autre pc portable après trois ans et demi de bons et loyaux services (7 jour sur 7, entre 5 et 10 h par jour avec le travail en bibliothèque, et tout cela depuis presque une année et demi) montre plus que des signes de faiblesse. C'est la débandade totale.

Tout d'abord j'ai un problème récurrent depuis presque deux ans. Parfois mon écran se voile de blanc. C'est un problème hardware (cela arrive même au démarrage ou sur un autre système d'exploitation), et pendant fort longtemps je ne pouvais pas faire grand chose d'autre que de redémarrer. Après m'est venu l'idée de passer le pc en veille, puisque cela éteint l'écran, mais c'était toujours contraignant. Finalement j'ai eu une idée toute bête (même si cela m'a prit du temps..) mais fort efficace, celle d'installer un petit logiciel pour éteindre mon écran. J'ai ajouté un raccourci clavier pour le lancer même dans l'obscurité la plus totale et le tour était joué. Si ce problème est donc contrôlé, il n'est pas pour autant résolu et maintenant il n'est plus seul...

Depuis une demi année maintenant, mes ports USB font des siennes. "Crête de l'alimentation du port USB". Ils marchent puis ne marchent plus, changeant de condition avec humeur. Il suffit parfois d'un simple contact sur la machine pour qu'un port USB s'envoie en l'air...
A part changer la batterie, ce qui ne résoudra probablement pas le problème, mes choix sont limités. Tout le reste revient trop chère et n'offre pas plus de garanties.

Dans le même ordre d'idée, même si le problème vient peut-être de windows, la plupart du temps la carte réseau wifi ne marche plus (parfois par magie si) et le lecteur de disque SD, quant à lui, ne répond plus du tout.

De plus, et depuis quelques semaines, mon ordinateur a une fâcheuse tendance à planter au moment de lancer windows avec l’allégresse de l’écran bleu. Peut-être un virus, ou peut-être des fichiers erronés. Comme je n'ai pas internet, je ne peux pas télécharger de logiciels pour faire un checkup complet. J'ai défragmenté, fait le ménage avec mon unique antivirus mais sans résultats probants.

Le dernier problème, et le plus préoccupant, est que depuis une semaine, l'écran de s'allume plus au démarrage. Enfin, parfois il ne s'allume plus. Là je ne peux strictement rien faire, d'autant que je n'ai pas d'écran fixe que je pourrais utiliser en dépannage. Si jamais cela devenait permanent, son usage sera terminé à Berlin.

Une fois à Paris je le formaterai, changerai la batterie, mais cela semble un pis aller pour une machine atteinte de sénilité.

Je veille avec tendresse et énervement sur ce vieillard qui va probablement m’abandonner. Ma condition de geek est fortement remise en cause depuis maintenant Décembre...

29 janv. 2009

Animal Collective à Postbahnhof

Je l'ai déjà dit dans ce blog, je les ai manqué il y a quelques mois. Pour la promotion de leur nouveau album, Merriweather Post Pavilion, que j'ai chroniqué sur Substance M., ils étaient de retour. De retour tout d'abord en France, au Bataclan le 16 janvier puis à Berlin le 18 à Postbahnhof (souvenez-vous, le Fritz Club). Je n'apprécie que modérément ce lieu mais il affiche plusieurs qualités si on le compare au Bataclan. Le prix du billet est moins chère, on n'attend pas une heure au vestiaire (Garderobe en Allemand) et c'est à 20 min à pieds de chez moi. Pratique de vivre à Friedrischain.

J'étais excité comme une puce depuis plusieurs semaines. Je pensais y aller avec quelqu'un mais finalement je me suis retrouvé seul. Je n'ai guère l'habitude d'aller seul ailleurs qu'au cinéma pourtant ce ne fut pas déplaisant. En étant seul je peux aller à mon rythme, je peux profité comme je l'entends du spectacle et je n'ai pas l'obligation de communiquer avec autrui si je veux seulement jouir de ce que j'entends ou ai entendu. Cependant c'est aussi dommage de n'avoir personne avec qui partager ce genre de moments, parfois quand c'est vraiment génial (ce n'était pas le cas là), on a envie d'avoir un ami, une connaissance, quelqu'un, qu'on peut pendre à témoin pour être certain que c'est vrai, qu'on ne rêve pas et que d'autres vivent la même expérience que nous. Pour Animal Collective cela tombait bien, je connaissais de nombreuses personnes sur le net qui allaient les voir au Bataclan, à commencer par mon comparse de Substance M, Dominique. Du coup je profitais d'être seul en m'épargner le plus gros problème de cette condition.

Après avoir un peu attendu pour entrer dans la salle, mettre acheter une bière, j'ai pu profiter de l'ambiance et observer les gens. Le premier constat, que je ne cesse de me faire, c'est que les gens parlent toujours en anglais, en français, en espagnol, en italien. Berlin continue à m'impressionner de ce côté là. Si Paris a certainement plus d'étrangers, elle a surtout plus de touristes. J'ai souvent le sentiment qu'à Berlin ce sont des gens qui y vivent... Avec un examen complet je me rendrais compte que c'est probablement erroné mais cette idée ne me quitte pas.

Le concert débuta avec un chanteur folk, aidé de sa guitare et d'effets produits par ordinateur. S'il abuse des "iihhhhhhhhh" avec sa forte voix, ce qui lui confère par moment un effet très comique, il proposait néanmoins des chansons agréables voir intrigantes. Highlife, de son nom de scène, était d'autant plus courageux que peu de gens faisaient cas de lui, un imbécile allant même jusqu'à crier "Animal Collective" d'impatience. Son set était pourtant assez court, ce qui allait très bien pour une mise en bouche.

Et puis, et puis, Animal Collective arriva. Je ne vais pas vous écrire une Review complète du concert. Globalement j'ai apprécié mais je n'ai pas été non plus transcendé. On aurait pu s'attendre à plus de folie, de psychédélisme de la part des Animaux. Ils se sont globalement contentés de présenter leur dernier album en y incorporant quelques anciens morceaux bien sentis. Le concert commençait avec le premier morceau de Merriweather Post Pavilion, In the Flowers, avant d'enchainer sur une version moyennement inspirée de la chanson par laquelle je les avais découvert: Leaf House. Ensuite My Girls puis ils déroulèrent. C'était carré, fort, bien pensé, mais pas spécialement hypnotique. Autant le dire, ce sont les impressions que j'ai maintenant, sur le coup je n'ai pas boudé mon plaisir et je me suis laissé totalement entraîné. Je faisais même un peu "tache" avec un public que je trouvais relativement passif. L'heure et demi que cela a duré est passée d'une traite. La fin du set était Brother Sport. Cette chanson me passionne et je me lâchais complètement dessus pour finir hagard, épuisé. En rappel ils ont livrés une superbe version de Banshee Beat (extrait de l'album Feels) avec de conclure par Lion in the Coma.

Ce mois-ci j'ai l'impression de ne rien faire à Berlin, d'être devenu casanier et fatigué de tout. Ce concert m'a fait du bien même s'il n'était pas l'événement escompté. De plus il a été un peu éclipse par l'annonce du programme d'un festival qui transformait Animal Collective en un simple apéritif....

27 janv. 2009

Die Klasse.

L'autre soir j'avais prévu de passer la soirée avec un ami italien, Pellegrino. Voulant profiter de ma journée du samedi je ne souhaitais pas sortir trop tard, donc il ne fallait pas aller dans un club par exemple. Je n'avais pas vraiment d'idées, c'était la fin de semaine. Mon ami a choisi le programme pour nous. Un cinéma, un film: Die Klasse. Film sur une classe "difficile" d'un collège...à Paris. Et oui, Entre les murs est sorti, il y a maintenant plus d'une semaine, en Allemagne. Le film n'était pas en version original, cela me promettait ainsi un dépaysement.
De ce côté là je n'ai pas été déçu. Presque l'intégralité du film est composé de dialogues. Dialogues entre le prof et les élèves, dialogues entres les profs et quelques fois, plus rarement, dialogues avec les parents. Le décalage produit entre une situation que je connais bien, un environnement qui est/fut le mien, et l'allemand employé par ces français provoqua un mélange aussi détonnant qu'intriguant. Comme les enfants n'emploient pas un vocabulaire excessivement compliqué j'ai réussi à comprendre presque l'intégralité du film sans grands problèmes. J'ai même pu me demander ce que cela rendait pour les allemands, car parfois la traduction était difficile à fournir, sachant que le prof parlait de spécificités intrinsèque à la langue française.

Ce retour à Paris, et au professorat que ce soit mon potentiel ou celui de mes amis, avait quelque chose de singulier. J'ai pensé à tous ceux que je connais qui enseignent maintenant, j'ai pensé à mon propre collège et les années que j'y ai passé et puis donc j'ai pensé à mon avenir. Étrange comment parfois tout se bouscule et se rejoint en un moment particulier. Si je fais cette année Erasmus, c'est en partie pour savoir ce que je ferai l'année prochaine. Est-ce que je tenterai cette profession ou pas? Est-ce que je ne peux pas trouver une autre voie? Si oui, que devrais-je y sacrifier?

C'est drôle, en France entre les murs ne m'intéressait pas comme film. J'y voyais qu'un autre stigmate du cinéma français, en plus récompensé à Cannes. Ici c'est différent. Peut-être la langue et ma situation ont ouvert cette possibilité mais le film m'a intéressé. La volonté politique, sociologique, critique, sociale ou quoique ce soit que pouvait revendiquer le film était sans grand intérêt mais ce face-à-face entre le professeur et ses élèves et la volonté terre-à-terre de la réalisation créait quelque chose, instaurait un espace. C'est justement dommage que le film ne soit pas allé plus loin, découpant et délimitant des espaces autant psychologiques, géographiques, que cinématographiques. Il aurait fallu ne plus penser l'espace de l'école comme un bloc pur, mais essayer de le cerner, ce qui n'a pas été fait; hormis peut-être la dernière et belle scène, bien que facile, avec la classe vide.

Cela valait tout de même le déplacement, surtout que maintenant et étrangement c'est lié à Kreuzberg, à Berlin.

13 janv. 2009

les "WG"


J'ai réalisé que je n'ai pas fais mon coup de gueule sur les collocations à Berlin. Comme il vient d'arriver une crasse à une amie dans ce domaine là il est temps d'y revenir.

La collocation à Berlin c'est un phénomène d'importance. Il y a toujours des gens qui bougent, des gens qui arrivent, des gens qui partent. c'est même un art de vivre pour beaucoup. D'ailleurs je fais partie des gens qui aiment cela, qui le cultivent et qui n'envisagent pas de vivre autrement au moins avant d'avoir une famille. Quand j'ai cherché un appartement (via ce site par exemple) j'ai malheureusement vu un nombre incalculable de bêtises sans nom. Donc si jamais un jour vous cherchez une collocation je vais vous raconter tout ce qu'il ne faut pas faire.

Premièrement il faut être structuré et organisé. Il y a tellement de gens qui font cela juste avec leur spontanéité et leur joie de vivre. Par exemple certains organisent une fête pour choisir leur colocataire. Tout le monde peut venir et à la fin ils choisissent. Ce qu'ils n'ont pas compris c'est qu'ils choisissent quelqu'un pour vivre avec, pas juste pour faire des soirées. D'autant que cela pousse à une forme de Darwinisme sociale, genre Speed Dating d'embauche ou il faut éliminer les autres. Totalement malsain.

D'autres, des grandes âmes, donnent une chance à tous ceux qui veulent bien la prendre. Pour se faire ils emploient deux méthodes: La première est donc de recevoir, 1 à 1, tout le monde. Cela entraîne une perte de temps considérable pour les locataires "primaires" avec tout ce que cela peut aussi impliquer. Recevoir des inconnus pendant 3, 4 jours, leur dire toujours la même chose c'est épuisant. Rencontrer des gens doit être un moment convivial, si possible agréable, surtout quand on espère vivre avec l'un d'entre eux. Et puis si jamais on a rencontré le "bon", on en est sûre, quoi faire? Annuler 40 rendez-vous ou faire comme ci de rien n'était, ajoutant l'hypocrisie à la fatigue? Je suis arrivé au pied d'un immeuble, il n'y avait personne dans l'appartement, après coup de fil, j'apprends qu'ils en avaient fini pour aujourd'hui et qu'ils ne voulaient pas rencontrer plus de personnes. Encore heureux que ce n'était qu'à un quart d'heure de vélo.

L'autre méthode est de recevoir en "groupe", c'est-à-dire 4, 5, 6 personnes à la fois. J'ai visité un appartement près de Eberswalder Str. où les gens semblaient agréables. On était 6 en même temps à visiter, du coup j'ai vite trouvé cela insupportable. A la fin il y avait un papier à remplir avec "nom, prénom, étude/emploi, âge...". J'avais l'impression de remplir une fiche d'identification nationale.

Dans les deux cas c'est stupide et surtout irrespectueux. Si les gens qui cherchent un colocataire perdent du temps ainsi, qu'en est-il du pauvre qui en est à sa 15ème visite? Généralement, dans les visites de groupe, je sympathisais plus avec les autres demandeurs qu'avec les locataires.

Ce n'est pas tout. Souvent les gens ont des exigences qu'ils ne précisent pas dans leur annonce. Dans un appartement occupé par deux Ukrainiennes, l'une d'entre elle m'a indiqué qu'elle tenait absolument à ce que leur futur colocataire parle très bien l'allemand. Merci. Au Revoir. S'il y a des conditions sine qua none autant le dire lors de l'annonce. Si vous êtes végétarien et que vous ne supportez pas les omnivores, autant le notifier avant de recevoir.

Un dernier point est de donner un numéro de téléphone dans son annonce. L'avantage concret pour le "demandeur" c'est que c'est direct pour avoir un rendez-vous. La plupart des gens trouvent cela plus pratique donc. Pourtant ce n'est pas judicieux pour de nombreuses raisons. La première c'est qu'on n'a pas vraiment le temps de savoir qui est cette personne avant de la recevoir. S'il y a ces fameux critères éliminatoires tacites on va faire se déplacer quelqu'un pour rien. Autant éliminer des gens sur leurs messages plutôt que de leur donner leur "chance" pour ensuite les jeter comme des malpropres en tête-à-tête. La seconde raison est la forte demande. Le nombre de coup de téléphone qu'une personne peut recevoir en une journée est parfois colossale et donc fatiguant...et donc énervant.

J'ai sûrement oublié quelques idioties ou chantage (car finalement il s'agit aussi de cela, on se croirait parfois dans le Maillon faible) que j'ai rencontré lors de mes visites. Je préfère sûrement les oublier. L'ironie de l'histoire, c'est que j'ai été accepté dans un appartement qui avait fait les choses comme je le ferai, c'est-à-dire le mieux possible.

Tout d'abord, Engin recevait les demandes seulement par e-mails. Ensuite il les a toutes imprimées puis les a lues. Il en a choisit 10, 5 aurait presque été suffisant de mon point de vue, 10 permet par contre de recourir aux gens qui ne viendront pas ou à ceux qui trouveront un autre appartement. Il n'est pas nécessaire de voir plus de gens, grâce aux demandes on a déjà une idée sur qui on va rencontrer, et avec 10 personnes on est sûre de trouver quelqu'un qui nous convient (sinon on se demande pourquoi vous faîtes une collocation).

Du coup il a pu programmer tous ses rendez-vous sur un seul week-end, en prévoyant de voir chaque personne en tête à tête...au maximum 1 heure. On a discuté pendant 50, 55 minutes dans mon cas. Il ne s'est donc pas fait agressé téléphoniquement, il n'a pas perdu son temps (deux journées d'un week-end) et surtout il n'a pas manqué de respect aux gens qu'il a reçu.

Ainsi dans la ville par excellence de la collocation on trouve de tout à ce niveau-là. Les Allemands, pour une fois, le faisant malheureusement souvent à la sauvette.

8 janv. 2009

Nouvelles.

Bon tout d'abord, je ne suis pas mort. Mon voyage en France c'est bien passé, et je suis rentré plus grand, plus fort etc... Je croule toutefois sous le travail et je n'ai malheureusement toujours pas internet. les choses se compliquent de ce côté là je ne pense pas l'avoir avant le 1er février. Ce que vous devinez est plus ou moins une catastrophe dans ma vie. Enfin "c'est la vie". Le blog ne va pas mourir, loin s'en faut, je commence à avoir des habitudes dans mes solutions de rechange et j'ai un papier fini et deux autres sur le feu. J'en profite pour vous annoncez que j'ai un nouveau blog: Substance M.
Il est intégralement consacré à la musique comme vous pouvez le deviner. C'est un projet que je mène avec un ami et j'espère qu'on va proposer quelque chose d'intéressant. Comment concilier ce projet avec Hétérozygotie, sachant que mon rythme actuel laisse à désirer? Je pense que plus j'en fais, plus j'en suis apte à faire. Ecrire me coûte chère, mais c'est un effort qui devient plus facile plus j'écris. La preuve j'ai 10 minutes pour vous donnez des nouvelles avant de me faire expédier de ma bibliothèque et j'y arrive.

Sinon mon allemand progresse. J'ai encore compris une bonne partie d'un cours en allemand, et j'ai passé un diné dans mon ancien appartement de Warschauer Str. en allemand avec 4 allemands et Maria et j'ai pas souffert le martyr.

Pour finir grâce à Engin me suis acheté un Monopoly Berlin en bois à seulement 15€ (prix normal: 50€). C'est cool, cela fait un bon souvenir. Je ne connais que deux rues sur trois, j'ai encore du progrès à faire à Berlin.

2009: Me voilà.

6 janv. 2009

22 décembre: Vers Paris.

19h19, le bar de l'aéroport de Schonefeld. Je viens de me débarrasser de mon sac de voyage et je me prends une bière attendant l'embarquement.

Je rentre à Paris. Cette fois ce sera plus sympa. En octobre je n'avais pas encore bien mes marques ici que je me retrouvais déjà à Paris. Plein de Berlin en tête.

Berlin est certes plus présent maintenant mais je maîtrise aussi mieux mon sujet. Alors oui, dans l'absolu je préfère être du côté teuton du Rhin. Mais je vais profiter d'aller à Montreuil pour voir la famille, les amis, profiter de l'ambiance de Noël.

Ma dernière journée Berlinoise fut rapide mais agréable. Je me suis levé relativement tôt pour aller imprimer mon billet et vérifier l'heure au PC Pool d'Humboldt. Il n'y avait bien entendu personne. Il était 10h30 du matin et Berlin s'était paru de son plus beau ciel pour me dire de ne point partir. Jeux de lumières sur l'eau d'une fraîche pluie; ciel chargé tout en permettant d'entrevoir un bleu pur. Superbe. Deux trois albums de Sonic Youth pour accompagner le tout.
Cela fait deux semaines qu'il fait gris et là, forcément, c'est juste beau. Quelques courses de Noël plus tard, je range ma chambre, fait mon sac, me branche sur deux trois The Art of Noise me voilà.

J'ai mes habitudes maintenant dans cet aéroport. J'ai attendu suffisamment de gens ici pour connaître son fonctionnement et ses astuces. La première chose à faire c'est de se dépêcher un peu en sortant du S-Bahn. Le S-Bahn est le moyen privilégié pour se rendre à Schonefeld (avec un RE qui ne dessert malheureusement pas Warschauer Str.). Comme les trains sont assez espacés, si vous êtes dans les premiers à sortir de la station vous serez aussi dans les premiers pour enregistrer vos bagages... Temps d'enregistrement: 1 min 20, attente et discussion avec la guichetière d'Easyjet compris. Réflexion de parisien peut-être...

Ensuite une bière au bar et internet. Bon là internet ne marche pas, j'avais du jouir d'un jour béni l'autre fois. Tant pis. Au moins mon blog sera à jour.

Donc du 22 au 30 je suis à Paris. Le 31 je suis nécessairement à Berlin. Cela ne fait aucun doute. Une soirée à Berlin est rarement inférieure à une soirée parisienne. J'espère que ce sera n'importe quoi pour la "Silverster Party"

En attendant: Hier bin ich.


Ps: Maintenant que je suis dans l'avion la bière ne fut peut-être pas la meilleure de mes idées...

PPS: de retour à Berlin, toujours pas internet, donc pour publier mes messages ce n'est pas la joie.

Ma carte interactive (en travaux)