16 mars 2009

CTM09 : Structures. suite et fin.

J'ai pris beaucoup de retard, retour sur un événement de janvier, suite de cet autre texte...

Le temps file. Le festival me semble bien loin maintenant mais retour sur ma "seconde" partie. Ayant une semaine chargée, j'ai décidé de me rendre de nouveau à Maria Ostbahnhof le mercredi. Ce choix n'était pas simplement une commodité car il y avait quelqu'un que j'admire qui se produisait: Alva Noto. La soirée s'annonçait d'ailleurs comme intéressante. D'un côté, sur la grande salle, se produisaient des groupes de métal employant des effets "électroniques" et de l'autre des artistes travaillant sur le son dans un rapport à la fois abstrait, simple et hypnotique. Il m'est difficile d'expliquer le rendu mais je vais essayer.

J'ai réussi à convaincre Vahide de m'accompagner et nous nous sommes présentés à la soirée sur les coups de 22h (cela commençait vers 21h, semaine oblige). Dans la grande salle, un groupe de métal donc. Et quel groupe. Monno. Cela envoyait un son lourd qui faisait vibrer les os. L'utilisation d'effets électroniques n'avait rien d'anodin ou de décoratifs. Drones et bruits blancs étouffaient l'espace. Cette alliance n'a rien de fortuit ni même de stupide. Dans la musique électronique et dans le métal, il y a parfois cette même volonté de saturé l'espace par couches successives qui ne nous donnent pas de répits. La musique est alors pensée comme une combat entre le vide et un océan vibratoire. Alors oui c'est du lourd, gare aux oreilles, mais j'ai vu tellement de groupes de métal régressifs que là c'était un véritable plaisir, quelque chose de fort.
Je me suis ensuite rendu dans la seconde salle où jouait Byetone (je crois j'ai un peu oublié l'ordre et les nom)s. Il proposait une musique proche d'Alva Noto et d'Ikeda avec toujours cet intérêt pour la vidéo. Sur tout le mur des traits de couleur évoluaient au fil des rebondissements musicaux. Je fermais les yeux et j'en profitais. J'ai du mal à comprendre cette envie de l'image, personnellement je m'en fous. Cette musique, elle se joue à l'intérieur. J'aurai souhaite qu'il n'y ait pas de lumières, que les gens cessent de bavarder et qu'on reste tous debout là, comme des spectres qui ressentiraient paradoxalement l'univers dans leurs "corps". C'était trop demandé, d'ailleurs je n'ai guère cessé d'avoir des problèmes avec le "public" lors de ce festival. A Zombie Zombie une idiote et son copain souhaitaient leur minute Warholienne et tapaient en rythme sur l'un des micros de la batterie... le public était aussi très bavard, avant qu'Alva Noto ne commence, je me suis positionné à deux mètres du bonhomme pile au centre de la salle. J'avais deux objectifs, être dans la meilleure position possible pour écouter et fuir les emmerdeurs. Naïf. Un couple n'a pas cessé une seule fois de toute la performance d'Alva Noto de parler (1h20 quand même). Pas une seule fois. Alors je ne comprends pas l'intérêt de se mettre là si on n'écoute pas. Car là il ne suffisait pas d'entendre, il faut écouter. J'imagine que ce sont ces gens qui diront fièrement après "qu'ils y étaient". Ils diront que c'était nul ou extraordinaire, de manière presque vindicative et absolue, alors que mon dieu, pas une seule seconde ils n'ont étés en mesure de vraiment écouter.
Bref, Alva Noto. Malgré l'affection que je lui porte cette performance me pose problème car mon soucis vis-à-vis de la vidéo c'est accentué.
J'ai découvert ce genre de musique avec Ryuji Ikéda il ya trois ans au festival présence électronique. Personne sur scène, le japonais était dans la salle du côté de la technique. 30 minutes de tourbillons que ma mémoire a érigé en légende. C'était un amalgame de bruits blancs, de petites mélodies, mais qui touchaient physiquement mes oreilles. Cela ne faisait pas mal, mais on avait l'impression d'être dans la musique, elle nous frottait la peau et il y avait quelque chose de l'ordre de la communion dans ce concert. On était trois ce soir là, on a acheté les trois l'album à la sortie. Cela allait de soi.
Là au contraire je n'ai pas réussi à rentrer dedans. Alva Noto était sur scène et balançait des tonnes d'images. Cela représentait comme un logiciel de gestion du son avec tous les sauts et toutes les évolutions. Sans aucun intérêt. On dirait qu'Alva Noto a peur de pas produire du "spectacle". Il a besoin d'être dans la représentation, de proposer quelque chose à voir de peur qu'on s'ennuie. Dommage, c'était raté.

Je n'ai rien contre la vidéo, cela peut être une proposition intéressante, mais elle peut aussi être une distraction futile et passablement ennuyeuse...

je revois peut-être Alva Noto ce mois-ci, on verra pour un jugement définition.

Le samedi c'était ma dernière soirée au festival et c'était Dubstep... Pas grand chose à raconter sur la musique, c'était probablement la soirée la moins intéressante de ce côté là, par contre cela remuait bien. Je ne suis pas resté longtemps, j'étais encore seul, mais Bonga a endiablé la salle, j'ai suivi...

24 févr. 2009

Rapport

Pour la ville de Montreuil, je rédige parfois des rapports. Voilà le dernier.

Rapport Janvier Février.


A Berlin l'hiver il fait froid. D'autant plus cette année. Mais peut-être proportionnellement moins qu'en région parisienne durant cette même période. Dans tous les cas il y a eut beaucoup de neige. Je ne peux pas m'en plaindre, Richard -Sorge Str. couverte de neige au réveil c'est du plus bel effet. Berlin dévoile ses différentes facettes au fur et à mesure des saisons. Moins de vélos, plus de vêtements, les rues sont froides et belles. Les S-Bahn et les U-bahn luttent parfois pour rouler mais à l'intérieur on est heureux d'avoir un bouton pour fermer les portes et profiter de la chaleur du train. Quelque part, j'ai un peu hiberné, au début du mois j'ai évité de trop sortir, j'allais en cours d'allemand, en cours de philosophie et je rentrais chez moi. Je me préparais une soupe maison et je dormais. On a connu des rythmes plus effrénés mais parfois vivre « simplement » c'est vivre bien et il ne faut pas plus. Mais le mois de janvier 2009 est aussi un mois qui accélère tout. Fin du premier semestre, fin des cours d'allemand, espoirs (déçus) de retrouver internet chez moi, visite d'amis, il a fallu faire beaucoup de choses et vite. Rapidement j'ai repris du poil de la bête. Je commence à conquérir la ville. On me demande souvent mon chemin en allemand et je réponds, et je sais, et j'indique. Berlin en deviendrait autant chez moi que Paris, que Montreuil, que le quartier Latin. Sentiment étrange.


Je réalise qu'on me parle en allemand et que je comprends. Je réalise que je réponds. Le réalise-je vraiment? Je ne sais pas. Si on me demandait quelles langues je parle, j'aurai du mal à répondre. Je peux communiquer en anglais, je comprends un peu l'espagnol, mais l'allemand? Mon dieu, l'allemand? Il y a plus de six mois je ne pouvais guère aligner 5 phrases en allemand. Maintenant, je peux me faire comprendre. Sans brio, même difficilement, mais je peux me faire comprendre. Etrange, étrange, finalement je ne m'y suis pas encore fait, c'est une expérience nouvelle, riche, j'ai hâte de parler mieux.


En janvier, je suis pas mal sorti, le week-end seulement mais tout de même. Cinéma, parfois seulement en allemand, concerts (un de Métal, un autre d'Animal Collective) et trois soirées dans un festival électronique. Berlin c'est avant tout une vie de nuit, die nachtleben en autochtone. La journée, on récupère, on fait les courses, on se promène, on discute, on va en cours. Les cours. Parlons-en. J'ai assimilé le bon fonctionnement d'un semestre allemand mais j'aurai probablement du mal à valider tous les crédits ce semestre. J'ai été présent à presque tous mes cours, j'ai globalement suivi et essayé de travaillé mais comme je l'avais prévus, la découverte de la ville, l'apprentissage de l'allemand, la tenue de mes blogs et les cours de philosophie font un emploi du temps parfois difficile à tenir. Néanmoins rien n'est joué, pour valider le semestre il faut que j'écrive plusieurs articles avant la fin de mars, c'est en cours on verra. De toute manière le système rendant les étudiants plus autonomes je peux valider plus au second semestre.

Pour ce qui est des cours d'allemand, j'ai eu les 10 crédits ECTS que cela offre au premier semestre. Cela montre mon nombre de crédit à 17 avec les cours de septembre. Mon université ne validera probablement pas tous les crédits (cela fait plus de la moitié des crédits nécessaires pour valider un semestre), mais c'est toujours mieux d'avoir plus de crédits que pas assez. La fin des cours d'allemand, il y a maintenant deux semaines, le vendredi 13 mars, était un peu triste. Une étape qui se termine. Ma prof était probablement la meilleure professeur possible de langue que j'ai rencontré au cours de ma vie. Volontaire, à l'écoute, pédagogique, efficace, grâce à elle j'ai énormément progressé. 10 heures par semaine c'était un bon rythme. En mars, je vais refaire un stage intensif dans ce même centre. 4 heures par jour, 5 jour sur 7, 3 semaines. Niveau B1. Encore une chance de franchir un pallier.

Au second semestre je n'aurai plus que 6 heures d'allemand par semaine mais je n'aurai pas à payer. Du coup je m'offrirai peut-être des cours d'appoint. J'appréciais d'avoir 10 heures par semaine, c'était un bon rythme.


Depuis quelques jours, je suis en France, je profite de la pause entre les deux semestres pour travailler dans la bibliothèque de la Sorbonne (lieu où j'écris ces quelques lignes). Revoir les amis, ressentir la distance qui sépare mes deux vies, discuter des réformes et avoir Valérie Pécresse sur France Inter à 8h du matin qui insupporte. Bon baisers de Paris....


je n'ai pas fais tous les projets que j'aurai souhaité ce premier semestre. J'en avais probablement trop prévus, j'espère pouvoir les réaliser avec les beaux jours. Je ne cherche plus d'appartement, je commence à connaître Berlin et à parler allemand. Le meilleur est à venir.

5 févr. 2009

Des nouvelles du front ou Benjamin Button

N'ayant pas le courage de finir mon tour d'horizon de mes trois nuits au CTM09, je prends néanmoins le temps de partir dans quelques élucubrations.

Berlin est gris en ce moment. Mon état d'esprit l'est aussi un peu, je stresse pas mal pour la fin du semestre et l'inscription au second. Normalement il n'y a pas de gros problèmes et tout devrait bien se passer mais je fais proprement une allergie à l'administratif. Notre vie dépend de si peu de choses.
Dans le même temps, j'ai vu avant hier le film l'étrange histoire de Benjamin Button (pas du tout le même titre en allemand d'ailleurs). Beau film de David Fincher, touchant bien qu'un peu trop académique. L'histoire est en principe une banale histoire d'amour qui court de l'enfance au décès. La seule spécificité du film est que Benjamin Button (Brad Pitt) est né vieux et rajeunit tout au long de sa vie, ce qui est forcément problématique dans son rapport aux autres et à sa propre identité. Adaptée d'une nouvelle de F. Scott Fitzgerald, l'idée manque de conséquences à bien des égards mais reste efficace dans le drame humain qu'elle noue. Le décalage qu'elle provoque ne cesse d'intriguer et de nous faire imager cette situation.

Cela me fait penser à En attendant l'année dernière de Philip K. Dick. Un de ses romans mineurs (oui, je reconnais qu'il y en a) mais l'un de ses plus pop et des plus efficaces où le temps part à l'envers. On attend par exemple les gens au cimetière où ils sortent des tombes et il faut déglutir pour "manger". Par contre le livre reste muet sur ce qu'il se passe dès lors quand on va aux toilettes...
L'idée rappelle aussi une des nouvelles du grand Hypérion de Dan Simmons. Dans celui-ci une jeune femme d'une vingtaine d'année est atteinte d'une sorte de malédiction (pour faire vite) et commence à régresser. Là où c'est conséquent, c'est qu'elle oublie à chaque fois le jour d'avant Elle a les souvenirs qu'elle avait quand elle avait à cet âge précis. A 20 ans elle croit être à l'université, à 17 ans au lycée, et elle s'étonne de voir ses parents si "vieux" etc... Un calvaire horrible pour ses proches et sa famille...
Pour revenir au film de Fincher il pêche parfois à cause de Brad Pitt (dans sa période "adulte", Benjamin Button a parfois des airs de poseur insupportable), à cause des scènes clichée et inutile (la conclusion) et plus généralement d'une période de "vie heureuse" qui est mal maîtrisé par le réalisateur. La volonté de rattacher cela à une réalité, l'ouragan Katrina et la dévastation de la Nouvelle Orléans, le tout chaperonné par une symbolique lourd-dingue (l'horloge) est assez pénible. Néanmoins le film s'en sort globalement bien et il mérite que vous alliez dans une salle obscure. Je l'ai vu à Cinesix à Postdamer Platz. Deux jours avant les Berlinales et avec une entrace au milieu. Ambiance particulière.

Entre mes états d'âme sur l'administratif et ce film j'ai utilisé l'expression "dans le même temps" car j'y vois une certaine connexion. L'un des principes dynamiques du film de Fincher est la capacité qu'à Benjamin Button de se récréer, de voyager et de repartir à zéro. Un classique du film américain, illustré il y a peu par Into the wild.
A l'heure du fichage, général où il faut absoluement éviter qu'il y ait des "trous" temporels dans son cv, quelle capacité a-t-on réellement pour se "recréer"? C'est le genre de thème qui court de l'échec scolaire (redoublé? le plus souvent une condamnation) au changement de vie total. L'alternativité n'est plus valorisée dans les modèles. En pratique si elle continue à l'être, elle devient de plus en plus difficile à mettre en pratique. On peut toujours savoir où vous êtes, et la seconde chance ressemble à un exil plutôt qu'une nouvelle vie.


J'ai consacré trop de lignes à ce film pour parler maintenant d'autres choses. On rajoute l'affiche du film et on pourrait presque croire à une chronique. Presque.

2 févr. 2009

CTM09 : Structures. 24 janvier


L’évènement Berlinois de ce début d’année n’était pas pour moi les Bernilales (même si j’irai probablement voir un film) ou le concert d’Animal Collective ou le retour de la neige ou autres. C’était le festival CTM09 : Club Transmediale 2009 dont le sous-titre est « Festival For Adventurous Music and Related Visual Arts ».

Tout commence au concert de Squarepusher. Je tombe sur une superbe revue format A4 en noir et jaune qui présente ce festival. Deux pages pour chaque soirée avec présentation des groupes et l’idée de leur réunion. Des noms me font tourner la tête : Pierre Henry, Leonard de Leonard, Jahcoozi, Joakim ou encore Mouse on Mars. Je deviens impatient.
Au début du mois je croise une affiche du festival. Premier constat, la charte graphique n’est pas la même, blanche, rose et noire, et puis ce ne sont pas les mêmes groupes annoncés. Je n’avais pas prêté attention que le livret que je possédait était celui de l'édition 2008. Sauf que, sauf que les groupes annoncés sont encore plus excitants avec une soirée du samedi 24 totalement démentielle.
Cela tombe parfaitement car Marie vient me rendre visite et je lui avais promis une véritable soirée « Berlinoise ».
Le festival s’étend sur 9 jours du 23 janvier au 31. Si j’étais en vacances je me serai probablement offert une carte accès total (65 €), mais ayant d’autres choses à faire je m’offre « qu’une » carte trois soirées (35€). La première étant logiquement celle du 24.

Dans le programme il y a The Emperor Machine, Black Devil Disco Club, Zombie Zombie, Lindstrøm, Prins Thomas, Elitechnique et quelques Djs Parisiens. Peut-être ces noms ne nous disent rien mais par exemple Lindstrøm et Prins Thomas c’est la crème de Djs actuellement, dans un genre de mutante disco langoureuse. Pour cette soirée très française (Black Devil Disco Club et Zombie Zombie l’étant aussi) cela s’annonçait énorme.

J’arrive à 23h tapante au Club, Maria am Ostbahnhof. Le club est vide mais comme je ne suis pas seul ce n’est un problème, c’est agréable de prendre son temps. Niveau décoration ils ont fait assez fort avec de multiples vidéos et par exemple ce tour d’horizon des 10 années du festival en relief.

Dans la seconde et malheureusement petite salle s’échine le duo de djs parisien Dirty Sound System. Malgré un bon mix, reprendre Mother Sky de Can je ne puis qu’apprécier, il n’y a encore personne et cela ne me transcende pas suffisamment. A minuit et demi, s’ouvre sur la grande scène le concert à proprement parler avec The Emperor Machine. C’est un projet solo du producteur Andy Meecham où il produit un son oldy et groovy avec des lignes de basses et de guitares souvent hypnotiques. Pour les concerts il s’entoure d’un véritable groupe, ce qui est toujours plus agréable en terme de « performance ». Je n’ai qu’un disque de ce projet, Aimee Tallulah Is Hypnotised, mais il est enthousiasmant surtout le morceau d’ouverture The Tv Extra Band. Cela tombe bien, ils attaquaient par celui-ci. Il n’y avait pas encore grand monde dans le club, et ce n’est pas spécialement une musique pour danser, mais cela bougeait bien. Andy Meecham était plus vieux que je pensais mais se lâchait totalement. L’unique défaut de The Emperor Machine c’est que cela s’essouffle assez vite. Au bout de quelques morceaux on a l’impression que cela se répète mais pour un live d’une heure ce n’était pas tellement dommageable.


Ensuite c’est au tour de Black Devil Disco Club. Black Devil Disco Club c’est une histoire parfaite pour les journalistes. C’est un duo français, qui en 1978 sort un Ep nommé Disco Club. Personne n’y prête vraiment attention et ils sombrent dans l’oubli. En 2004 il est réédité par le label Rephlex, le label de Richard D. James (monsieur Aphex Twin). A ce moment là tout le monde croit que c’et un canular. Ce n’est pas de 1978. Black Devil Disco n’existe pas. Certains affirment même que ce serait un side project de Richard D. James, cela sonne trop moderne, comment cela aurait pu disparaître ?

Bernard Fevre profite de ce succès inespéré pour sortir des limbes de l’histoire. Black Devil Disco Club existe bien et est de retour. Son premier « nouveau » disque s’intitulera d’ailleurs 28 After. On est 2006 et il fait bon de profiter du beau temps avec cette disco improbable, fluide, hypnotique et comique.
Cela résume bien son set. Le bonhomme offre une image du français qu’on aimerait plus souvent voir à l’étranger. Décontracté, on sent qu’il profite vraiment d’être là, tout sourire, tout en boutade. Il fait presque autant rire avec ses gestes des mains et sa manière de chanter qu’il donne envie de se bouger avec les imparables Coach Me, The Devil In Us ou On Just Foot. Même défaut cependant que The Emperor Machine, au-delà d’une demi heure on commence à cerner les limites d’une recette trop efficace pour être renouvelée.

Comme le groupe que j’attendais le plus était Zombie Zombie et qu’il était l’heure, on prend la tangente. On tombe sur Discodeine, encore un duo parisien. Ils ne m’ont vraiment pas convaincu. C’était de la bonne techno, minimale, épurée, mais cliché. C’était ce qu’on peut attendre d’une bonne « minimale » de nos jours, rien de plus. Ils tiraient en plus une tronche de déterrée qui faisait sérieusement regretter Bernard Fevre. On essaye de s’accrocher, un trop long moment, avant de retourner de l’autre côté. Là jouait Elitechnique. Je ne connaissais pas ce groupe et je n’ai pas vraiment eu le temps de me faire une idée mais cela sonnait plutôt bien, avec de plus une proposition live, instruments et synthétiseurs. Ils reprenaient Black Devil Disco Club…en français. La boucle était bouclée.

Enfin. Zombie Zombie. L’un de mes albums préférés de l’année dernière. Ce duo formé d’un membre d’Herman Düne (CosmicNeman) et d’un de The Married Monk (Etienne Jaumet) a, si mes souvenirs sont bons, commencés ce projet juste avec une envie de produire un son comme ils le souhaitaient, sans chercher plus loin. Je ne pense pas qu’ils s’attendaient à un tel résultat ni à un tel succès qui doit modifier leurs opinions vis-à-vis de ce projet. Il faut dire que Driving This Road Until Death Sets You Free morceau d’ouverture de l’album est monstrueux. Bande son parfaite d’un B movie, trainant, entêtant, diabolique. Tout l’album est de cet acabit, créant un univers particulier qui ne déplairait pas à George A. Romero. J’avais donc des espérances mais elles n’atteignaient de telles hauteurs. A l’heure où j’écris ces quelques lignes, plus d’une semaine après, je crois que je ne m’en suis toujours pas remis. Putain c’était bon. Ce qui était hypnotique sur le disque est devenu complètement frénétique. Fou. Même les morceaux que je ne trouvais pas spécialement bon prenaient ici une dimension épique. Il suffisait de voir ComicNeman, perdu dans son univers, perdu dans sa transe, se livrant totalement sur sa batterie, criant, étant partout à la fois en ne quittant que rarement son instrument, pour comprendre que là se jouait un truc. Je ne sais pas la salle, je ne sais pas les autres, mais moi j’étais dedans. J’étais à un mètre du Neman et je n’ai décroché du set, absolument perdu. J’ai même failli lui parler une fois terminée, je n’ai jamais ce genre d’envies. Mais il semblait hagard, épuisé, désorienté, je me suis abstenu.

Pour finir la nuit il y avait Pilooski sur la seconde salle qui avait fort à faire, car il devait concurrencer les énormes Lindstrøm et Prins Thomas qui s’offraient la grande salle. Le set de Lindstrøm s’ouvrait sur une version de son hommage au I Feel Love de Donna Summer : I Feel Space. Intelligence du mix, ruptures, retours, montées et décadence. Cela s’annonçait fort. Il était 5 heures du matin et j’étais sur les rotules. Après Zombie Zombie je voulais être dans mon lit et rêver.
Dommage, je n’aurai pas vu Prins Thomas. Cette belle nuit était terminée. Un classique döner Kebah post-partie (en plus son créateur vient de mourir) et retour au bercail.

La suite dans une seconde notule.

30 janv. 2009

Mon pc prend l'eau.

Il y a quelque mois ma mère m'a offert un EEEpc 1000h. Cela faisait plusieurs mois que j'épluchais quotidiennement le site blogeee à surveiller le marché et je m'étais finalement décidé pour ce modèle. Je comptais me l'offrir sur mes dernières économies mais ce fut un cadeau de Noel avant l'heure.

Heureusement.

Mon autre pc portable après trois ans et demi de bons et loyaux services (7 jour sur 7, entre 5 et 10 h par jour avec le travail en bibliothèque, et tout cela depuis presque une année et demi) montre plus que des signes de faiblesse. C'est la débandade totale.

Tout d'abord j'ai un problème récurrent depuis presque deux ans. Parfois mon écran se voile de blanc. C'est un problème hardware (cela arrive même au démarrage ou sur un autre système d'exploitation), et pendant fort longtemps je ne pouvais pas faire grand chose d'autre que de redémarrer. Après m'est venu l'idée de passer le pc en veille, puisque cela éteint l'écran, mais c'était toujours contraignant. Finalement j'ai eu une idée toute bête (même si cela m'a prit du temps..) mais fort efficace, celle d'installer un petit logiciel pour éteindre mon écran. J'ai ajouté un raccourci clavier pour le lancer même dans l'obscurité la plus totale et le tour était joué. Si ce problème est donc contrôlé, il n'est pas pour autant résolu et maintenant il n'est plus seul...

Depuis une demi année maintenant, mes ports USB font des siennes. "Crête de l'alimentation du port USB". Ils marchent puis ne marchent plus, changeant de condition avec humeur. Il suffit parfois d'un simple contact sur la machine pour qu'un port USB s'envoie en l'air...
A part changer la batterie, ce qui ne résoudra probablement pas le problème, mes choix sont limités. Tout le reste revient trop chère et n'offre pas plus de garanties.

Dans le même ordre d'idée, même si le problème vient peut-être de windows, la plupart du temps la carte réseau wifi ne marche plus (parfois par magie si) et le lecteur de disque SD, quant à lui, ne répond plus du tout.

De plus, et depuis quelques semaines, mon ordinateur a une fâcheuse tendance à planter au moment de lancer windows avec l’allégresse de l’écran bleu. Peut-être un virus, ou peut-être des fichiers erronés. Comme je n'ai pas internet, je ne peux pas télécharger de logiciels pour faire un checkup complet. J'ai défragmenté, fait le ménage avec mon unique antivirus mais sans résultats probants.

Le dernier problème, et le plus préoccupant, est que depuis une semaine, l'écran de s'allume plus au démarrage. Enfin, parfois il ne s'allume plus. Là je ne peux strictement rien faire, d'autant que je n'ai pas d'écran fixe que je pourrais utiliser en dépannage. Si jamais cela devenait permanent, son usage sera terminé à Berlin.

Une fois à Paris je le formaterai, changerai la batterie, mais cela semble un pis aller pour une machine atteinte de sénilité.

Je veille avec tendresse et énervement sur ce vieillard qui va probablement m’abandonner. Ma condition de geek est fortement remise en cause depuis maintenant Décembre...

29 janv. 2009

Animal Collective à Postbahnhof

Je l'ai déjà dit dans ce blog, je les ai manqué il y a quelques mois. Pour la promotion de leur nouveau album, Merriweather Post Pavilion, que j'ai chroniqué sur Substance M., ils étaient de retour. De retour tout d'abord en France, au Bataclan le 16 janvier puis à Berlin le 18 à Postbahnhof (souvenez-vous, le Fritz Club). Je n'apprécie que modérément ce lieu mais il affiche plusieurs qualités si on le compare au Bataclan. Le prix du billet est moins chère, on n'attend pas une heure au vestiaire (Garderobe en Allemand) et c'est à 20 min à pieds de chez moi. Pratique de vivre à Friedrischain.

J'étais excité comme une puce depuis plusieurs semaines. Je pensais y aller avec quelqu'un mais finalement je me suis retrouvé seul. Je n'ai guère l'habitude d'aller seul ailleurs qu'au cinéma pourtant ce ne fut pas déplaisant. En étant seul je peux aller à mon rythme, je peux profité comme je l'entends du spectacle et je n'ai pas l'obligation de communiquer avec autrui si je veux seulement jouir de ce que j'entends ou ai entendu. Cependant c'est aussi dommage de n'avoir personne avec qui partager ce genre de moments, parfois quand c'est vraiment génial (ce n'était pas le cas là), on a envie d'avoir un ami, une connaissance, quelqu'un, qu'on peut pendre à témoin pour être certain que c'est vrai, qu'on ne rêve pas et que d'autres vivent la même expérience que nous. Pour Animal Collective cela tombait bien, je connaissais de nombreuses personnes sur le net qui allaient les voir au Bataclan, à commencer par mon comparse de Substance M, Dominique. Du coup je profitais d'être seul en m'épargner le plus gros problème de cette condition.

Après avoir un peu attendu pour entrer dans la salle, mettre acheter une bière, j'ai pu profiter de l'ambiance et observer les gens. Le premier constat, que je ne cesse de me faire, c'est que les gens parlent toujours en anglais, en français, en espagnol, en italien. Berlin continue à m'impressionner de ce côté là. Si Paris a certainement plus d'étrangers, elle a surtout plus de touristes. J'ai souvent le sentiment qu'à Berlin ce sont des gens qui y vivent... Avec un examen complet je me rendrais compte que c'est probablement erroné mais cette idée ne me quitte pas.

Le concert débuta avec un chanteur folk, aidé de sa guitare et d'effets produits par ordinateur. S'il abuse des "iihhhhhhhhh" avec sa forte voix, ce qui lui confère par moment un effet très comique, il proposait néanmoins des chansons agréables voir intrigantes. Highlife, de son nom de scène, était d'autant plus courageux que peu de gens faisaient cas de lui, un imbécile allant même jusqu'à crier "Animal Collective" d'impatience. Son set était pourtant assez court, ce qui allait très bien pour une mise en bouche.

Et puis, et puis, Animal Collective arriva. Je ne vais pas vous écrire une Review complète du concert. Globalement j'ai apprécié mais je n'ai pas été non plus transcendé. On aurait pu s'attendre à plus de folie, de psychédélisme de la part des Animaux. Ils se sont globalement contentés de présenter leur dernier album en y incorporant quelques anciens morceaux bien sentis. Le concert commençait avec le premier morceau de Merriweather Post Pavilion, In the Flowers, avant d'enchainer sur une version moyennement inspirée de la chanson par laquelle je les avais découvert: Leaf House. Ensuite My Girls puis ils déroulèrent. C'était carré, fort, bien pensé, mais pas spécialement hypnotique. Autant le dire, ce sont les impressions que j'ai maintenant, sur le coup je n'ai pas boudé mon plaisir et je me suis laissé totalement entraîné. Je faisais même un peu "tache" avec un public que je trouvais relativement passif. L'heure et demi que cela a duré est passée d'une traite. La fin du set était Brother Sport. Cette chanson me passionne et je me lâchais complètement dessus pour finir hagard, épuisé. En rappel ils ont livrés une superbe version de Banshee Beat (extrait de l'album Feels) avec de conclure par Lion in the Coma.

Ce mois-ci j'ai l'impression de ne rien faire à Berlin, d'être devenu casanier et fatigué de tout. Ce concert m'a fait du bien même s'il n'était pas l'événement escompté. De plus il a été un peu éclipse par l'annonce du programme d'un festival qui transformait Animal Collective en un simple apéritif....

27 janv. 2009

Die Klasse.

L'autre soir j'avais prévu de passer la soirée avec un ami italien, Pellegrino. Voulant profiter de ma journée du samedi je ne souhaitais pas sortir trop tard, donc il ne fallait pas aller dans un club par exemple. Je n'avais pas vraiment d'idées, c'était la fin de semaine. Mon ami a choisi le programme pour nous. Un cinéma, un film: Die Klasse. Film sur une classe "difficile" d'un collège...à Paris. Et oui, Entre les murs est sorti, il y a maintenant plus d'une semaine, en Allemagne. Le film n'était pas en version original, cela me promettait ainsi un dépaysement.
De ce côté là je n'ai pas été déçu. Presque l'intégralité du film est composé de dialogues. Dialogues entre le prof et les élèves, dialogues entres les profs et quelques fois, plus rarement, dialogues avec les parents. Le décalage produit entre une situation que je connais bien, un environnement qui est/fut le mien, et l'allemand employé par ces français provoqua un mélange aussi détonnant qu'intriguant. Comme les enfants n'emploient pas un vocabulaire excessivement compliqué j'ai réussi à comprendre presque l'intégralité du film sans grands problèmes. J'ai même pu me demander ce que cela rendait pour les allemands, car parfois la traduction était difficile à fournir, sachant que le prof parlait de spécificités intrinsèque à la langue française.

Ce retour à Paris, et au professorat que ce soit mon potentiel ou celui de mes amis, avait quelque chose de singulier. J'ai pensé à tous ceux que je connais qui enseignent maintenant, j'ai pensé à mon propre collège et les années que j'y ai passé et puis donc j'ai pensé à mon avenir. Étrange comment parfois tout se bouscule et se rejoint en un moment particulier. Si je fais cette année Erasmus, c'est en partie pour savoir ce que je ferai l'année prochaine. Est-ce que je tenterai cette profession ou pas? Est-ce que je ne peux pas trouver une autre voie? Si oui, que devrais-je y sacrifier?

C'est drôle, en France entre les murs ne m'intéressait pas comme film. J'y voyais qu'un autre stigmate du cinéma français, en plus récompensé à Cannes. Ici c'est différent. Peut-être la langue et ma situation ont ouvert cette possibilité mais le film m'a intéressé. La volonté politique, sociologique, critique, sociale ou quoique ce soit que pouvait revendiquer le film était sans grand intérêt mais ce face-à-face entre le professeur et ses élèves et la volonté terre-à-terre de la réalisation créait quelque chose, instaurait un espace. C'est justement dommage que le film ne soit pas allé plus loin, découpant et délimitant des espaces autant psychologiques, géographiques, que cinématographiques. Il aurait fallu ne plus penser l'espace de l'école comme un bloc pur, mais essayer de le cerner, ce qui n'a pas été fait; hormis peut-être la dernière et belle scène, bien que facile, avec la classe vide.

Cela valait tout de même le déplacement, surtout que maintenant et étrangement c'est lié à Kreuzberg, à Berlin.

13 janv. 2009

les "WG"


J'ai réalisé que je n'ai pas fais mon coup de gueule sur les collocations à Berlin. Comme il vient d'arriver une crasse à une amie dans ce domaine là il est temps d'y revenir.

La collocation à Berlin c'est un phénomène d'importance. Il y a toujours des gens qui bougent, des gens qui arrivent, des gens qui partent. c'est même un art de vivre pour beaucoup. D'ailleurs je fais partie des gens qui aiment cela, qui le cultivent et qui n'envisagent pas de vivre autrement au moins avant d'avoir une famille. Quand j'ai cherché un appartement (via ce site par exemple) j'ai malheureusement vu un nombre incalculable de bêtises sans nom. Donc si jamais un jour vous cherchez une collocation je vais vous raconter tout ce qu'il ne faut pas faire.

Premièrement il faut être structuré et organisé. Il y a tellement de gens qui font cela juste avec leur spontanéité et leur joie de vivre. Par exemple certains organisent une fête pour choisir leur colocataire. Tout le monde peut venir et à la fin ils choisissent. Ce qu'ils n'ont pas compris c'est qu'ils choisissent quelqu'un pour vivre avec, pas juste pour faire des soirées. D'autant que cela pousse à une forme de Darwinisme sociale, genre Speed Dating d'embauche ou il faut éliminer les autres. Totalement malsain.

D'autres, des grandes âmes, donnent une chance à tous ceux qui veulent bien la prendre. Pour se faire ils emploient deux méthodes: La première est donc de recevoir, 1 à 1, tout le monde. Cela entraîne une perte de temps considérable pour les locataires "primaires" avec tout ce que cela peut aussi impliquer. Recevoir des inconnus pendant 3, 4 jours, leur dire toujours la même chose c'est épuisant. Rencontrer des gens doit être un moment convivial, si possible agréable, surtout quand on espère vivre avec l'un d'entre eux. Et puis si jamais on a rencontré le "bon", on en est sûre, quoi faire? Annuler 40 rendez-vous ou faire comme ci de rien n'était, ajoutant l'hypocrisie à la fatigue? Je suis arrivé au pied d'un immeuble, il n'y avait personne dans l'appartement, après coup de fil, j'apprends qu'ils en avaient fini pour aujourd'hui et qu'ils ne voulaient pas rencontrer plus de personnes. Encore heureux que ce n'était qu'à un quart d'heure de vélo.

L'autre méthode est de recevoir en "groupe", c'est-à-dire 4, 5, 6 personnes à la fois. J'ai visité un appartement près de Eberswalder Str. où les gens semblaient agréables. On était 6 en même temps à visiter, du coup j'ai vite trouvé cela insupportable. A la fin il y avait un papier à remplir avec "nom, prénom, étude/emploi, âge...". J'avais l'impression de remplir une fiche d'identification nationale.

Dans les deux cas c'est stupide et surtout irrespectueux. Si les gens qui cherchent un colocataire perdent du temps ainsi, qu'en est-il du pauvre qui en est à sa 15ème visite? Généralement, dans les visites de groupe, je sympathisais plus avec les autres demandeurs qu'avec les locataires.

Ce n'est pas tout. Souvent les gens ont des exigences qu'ils ne précisent pas dans leur annonce. Dans un appartement occupé par deux Ukrainiennes, l'une d'entre elle m'a indiqué qu'elle tenait absolument à ce que leur futur colocataire parle très bien l'allemand. Merci. Au Revoir. S'il y a des conditions sine qua none autant le dire lors de l'annonce. Si vous êtes végétarien et que vous ne supportez pas les omnivores, autant le notifier avant de recevoir.

Un dernier point est de donner un numéro de téléphone dans son annonce. L'avantage concret pour le "demandeur" c'est que c'est direct pour avoir un rendez-vous. La plupart des gens trouvent cela plus pratique donc. Pourtant ce n'est pas judicieux pour de nombreuses raisons. La première c'est qu'on n'a pas vraiment le temps de savoir qui est cette personne avant de la recevoir. S'il y a ces fameux critères éliminatoires tacites on va faire se déplacer quelqu'un pour rien. Autant éliminer des gens sur leurs messages plutôt que de leur donner leur "chance" pour ensuite les jeter comme des malpropres en tête-à-tête. La seconde raison est la forte demande. Le nombre de coup de téléphone qu'une personne peut recevoir en une journée est parfois colossale et donc fatiguant...et donc énervant.

J'ai sûrement oublié quelques idioties ou chantage (car finalement il s'agit aussi de cela, on se croirait parfois dans le Maillon faible) que j'ai rencontré lors de mes visites. Je préfère sûrement les oublier. L'ironie de l'histoire, c'est que j'ai été accepté dans un appartement qui avait fait les choses comme je le ferai, c'est-à-dire le mieux possible.

Tout d'abord, Engin recevait les demandes seulement par e-mails. Ensuite il les a toutes imprimées puis les a lues. Il en a choisit 10, 5 aurait presque été suffisant de mon point de vue, 10 permet par contre de recourir aux gens qui ne viendront pas ou à ceux qui trouveront un autre appartement. Il n'est pas nécessaire de voir plus de gens, grâce aux demandes on a déjà une idée sur qui on va rencontrer, et avec 10 personnes on est sûre de trouver quelqu'un qui nous convient (sinon on se demande pourquoi vous faîtes une collocation).

Du coup il a pu programmer tous ses rendez-vous sur un seul week-end, en prévoyant de voir chaque personne en tête à tête...au maximum 1 heure. On a discuté pendant 50, 55 minutes dans mon cas. Il ne s'est donc pas fait agressé téléphoniquement, il n'a pas perdu son temps (deux journées d'un week-end) et surtout il n'a pas manqué de respect aux gens qu'il a reçu.

Ainsi dans la ville par excellence de la collocation on trouve de tout à ce niveau-là. Les Allemands, pour une fois, le faisant malheureusement souvent à la sauvette.

8 janv. 2009

Nouvelles.

Bon tout d'abord, je ne suis pas mort. Mon voyage en France c'est bien passé, et je suis rentré plus grand, plus fort etc... Je croule toutefois sous le travail et je n'ai malheureusement toujours pas internet. les choses se compliquent de ce côté là je ne pense pas l'avoir avant le 1er février. Ce que vous devinez est plus ou moins une catastrophe dans ma vie. Enfin "c'est la vie". Le blog ne va pas mourir, loin s'en faut, je commence à avoir des habitudes dans mes solutions de rechange et j'ai un papier fini et deux autres sur le feu. J'en profite pour vous annoncez que j'ai un nouveau blog: Substance M.
Il est intégralement consacré à la musique comme vous pouvez le deviner. C'est un projet que je mène avec un ami et j'espère qu'on va proposer quelque chose d'intéressant. Comment concilier ce projet avec Hétérozygotie, sachant que mon rythme actuel laisse à désirer? Je pense que plus j'en fais, plus j'en suis apte à faire. Ecrire me coûte chère, mais c'est un effort qui devient plus facile plus j'écris. La preuve j'ai 10 minutes pour vous donnez des nouvelles avant de me faire expédier de ma bibliothèque et j'y arrive.

Sinon mon allemand progresse. J'ai encore compris une bonne partie d'un cours en allemand, et j'ai passé un diné dans mon ancien appartement de Warschauer Str. en allemand avec 4 allemands et Maria et j'ai pas souffert le martyr.

Pour finir grâce à Engin me suis acheté un Monopoly Berlin en bois à seulement 15€ (prix normal: 50€). C'est cool, cela fait un bon souvenir. Je ne connais que deux rues sur trois, j'ai encore du progrès à faire à Berlin.

2009: Me voilà.

6 janv. 2009

22 décembre: Vers Paris.

19h19, le bar de l'aéroport de Schonefeld. Je viens de me débarrasser de mon sac de voyage et je me prends une bière attendant l'embarquement.

Je rentre à Paris. Cette fois ce sera plus sympa. En octobre je n'avais pas encore bien mes marques ici que je me retrouvais déjà à Paris. Plein de Berlin en tête.

Berlin est certes plus présent maintenant mais je maîtrise aussi mieux mon sujet. Alors oui, dans l'absolu je préfère être du côté teuton du Rhin. Mais je vais profiter d'aller à Montreuil pour voir la famille, les amis, profiter de l'ambiance de Noël.

Ma dernière journée Berlinoise fut rapide mais agréable. Je me suis levé relativement tôt pour aller imprimer mon billet et vérifier l'heure au PC Pool d'Humboldt. Il n'y avait bien entendu personne. Il était 10h30 du matin et Berlin s'était paru de son plus beau ciel pour me dire de ne point partir. Jeux de lumières sur l'eau d'une fraîche pluie; ciel chargé tout en permettant d'entrevoir un bleu pur. Superbe. Deux trois albums de Sonic Youth pour accompagner le tout.
Cela fait deux semaines qu'il fait gris et là, forcément, c'est juste beau. Quelques courses de Noël plus tard, je range ma chambre, fait mon sac, me branche sur deux trois The Art of Noise me voilà.

J'ai mes habitudes maintenant dans cet aéroport. J'ai attendu suffisamment de gens ici pour connaître son fonctionnement et ses astuces. La première chose à faire c'est de se dépêcher un peu en sortant du S-Bahn. Le S-Bahn est le moyen privilégié pour se rendre à Schonefeld (avec un RE qui ne dessert malheureusement pas Warschauer Str.). Comme les trains sont assez espacés, si vous êtes dans les premiers à sortir de la station vous serez aussi dans les premiers pour enregistrer vos bagages... Temps d'enregistrement: 1 min 20, attente et discussion avec la guichetière d'Easyjet compris. Réflexion de parisien peut-être...

Ensuite une bière au bar et internet. Bon là internet ne marche pas, j'avais du jouir d'un jour béni l'autre fois. Tant pis. Au moins mon blog sera à jour.

Donc du 22 au 30 je suis à Paris. Le 31 je suis nécessairement à Berlin. Cela ne fait aucun doute. Une soirée à Berlin est rarement inférieure à une soirée parisienne. J'espère que ce sera n'importe quoi pour la "Silverster Party"

En attendant: Hier bin ich.


Ps: Maintenant que je suis dans l'avion la bière ne fut peut-être pas la meilleure de mes idées...

PPS: de retour à Berlin, toujours pas internet, donc pour publier mes messages ce n'est pas la joie.

Ma carte interactive (en travaux)