18 déc. 2008

Deux films

Bon un article sur Der Baader Meinhof Complex c’était sympathique mais c’était un peu couru et j’aurai pu le faire de France.
Comme je viens de le dire dans la précédente notule, je profite actuellement de la Médiathèque du Sprachenzentrum : tu arrives, tu prends ton film, tu te poses et tu regardes…personne ne te demande rien, ne vérifie ta carte (quelle carte ?) ou quoi que ce soit…impossible à Paris...très agréable.

J’en profite donc pour améliorer mon allemand. Je prends un film teuton récent au hasard, je vérifie qu’il y a des sous-titres pour malentendants (sinon c’est un peu dur) et je m’y colle.

Je tombe donc de temps en temps sur des bonnes surprises. En voici deux.


Das Herz ist ein dunkler Wald

Mon premier pourrait se traduire par « Le Coeur est une étrange forêt obscure », enfin c’est Allocine qui le dit, personnellement j’ai encore quelques difficultés à traduire ce genre de titre. L’avantage de prendre des films au hasard, c’est qu’on ne sait jamais sur quoi on va tomber. Il y a donc le plaisir de la découverte, le plaisir du hasard. Ce film s’ouvre sur une femme dans sa famille, deux enfants un mari. On devine rapidement qu’elle fut artiste mais qu’elle a laissé tout tomber pour s’occuper de ses enfants et rester à la maison. Le style est très allemand, vous savez ce genre de naturalisme glacial. Pourtant quelque chose cloche. Une étrange impression de malaise, de malsain, qui est omniprésent. La femme, Marie, est trop contemplative, trop désincarnée dans ce qu’elle fait. Il y a aussi cette invitation à une fête où se produit son musicien de mari, qui dégage une drôle d’atmosphère. On dirait une invitation pour une fête à la Eyes Wide Shut

le film s’amorce sur ce qui pourrait être un film social (elle découvre que son mari a une deuxième femme, une deuxième maison, un troisième enfant…) puis vire totalement dans un fantastique froid. La fête dans le château au bord d’un lac, entre musique classique et réinterprétation moderne. Un incendie. La forêt. Les hommes qui veulent coucher avec elle, son « mari » qui veut savoir si elle a laissé les enfants seuls. Elle déambule, elle se perd dans les couloirs et les salles du château comme une présence spectrale…

Le film n’est pas extraordinaire ou inoubliable mais il est louable dans ses intentions car il construit bel et bien quelque chose. Un quelque chose de terrible qui plane sur la vie de Marie. Avec son excellente bande-son et ce regard il est suffisamment bon pour qu’on regrette qu’il n’ait pas été diffusé en France. Dommage, dommage. J’ai découvert cette information après l'avoir vu ainsi que c’était une relecture moderne du Médée d'Euripide. Si vous comptez le voir un jour, ne prenez pas la peine d'aller revoir l’histoire de Médée si vous l’avez oublié, car cela gâche un peu le film.

Je ne sais pas trop que penser des « relectures contemporaines » de ce genre de classique. Est-ce qu’il y a quelque chose qui cloche dans cette démarche ou est-ce au contraire intéressant ? Je ne sais, il faudrait que je me penche sur la question mais indépendamment de son lien avec le Médée d’Euripide ce film méritait d'être vu et méritait que je lui consacre ces quelques lignes.


Am Ende kommen Touristen.

Mon second je pourrais le traduire…mais c’est inutile car tout le monde comprend. « A la fin des touristes viennent ». A la différence de mon premier il est bien sorti en France (il y avait le Logo de Cannes sur la jaquette) sous le titre « Et puis les touristes ».
Il s’agit d’un film assez court, 1h25, sur un jeune homme de Berlin qui va faire son service civil, une année, dans le mémorial d’Auschwitz. Forcément la boutade par quelques Polonais arrive vite lors d’un concert « L’armée allemande a envoyé quelqu’un à Auschwitz » et le film tourne doucement autour de ses prémisses.

La première question que je me suis posé en le voyant « Pourquoi Cannes ? » Car même s’il était présenté dans la catégorie « Un certain regard », il ne peut pas être un film Cannois. Un film Cannois c’est un film sur des pédophiles nains qui agressent des vieillards. A Cannes les journalistes veulent seulement la classique brochette, Woody Allen, Tarentino et invités, avec des films qui sentent le souffre. De cette manière ils pourront raconter dans leurs journaux respectifs que « tout le monde s’est emporté dans la salle, mais moi j’ai bien vu que Là -avec une majuscule- il y avait du Cinéma -rebelote-. »
Am Ende kommen Touristen
peut être caractérisé a contrario par sa modestie. C’est un film humble, subtil, qui ne cherche pas à avancer une thèse, à dénoncer ou à résoudre, mais simplement à suivre un jeune homme dans cet endroit spécifique en captant ce dont peut composer son expérience. Il doit aider un vieil homme, Krzeminski, qui est un survivant du camp. Ce dernier n’a plus trop d’objectifs et se contente de ses habitudes tout en traitant le jeune allemand avec une pointe d’ironie et parfois de mépris. De plus Sven rencontre et tombe sous le charme une belle jeune interprète polonaise qui se retrouve à le loger. Rien de moins cannois ici. Pas de volonté d’y aller avec de grands sabots, juste une ambition minimale : celle de narrer son histoire.

J’aime ce film dans sa simplicité, dans cette grâce qui s’en dégage, dans cette manière de traiter les différents thèmes avec pudeur. Je survole quelques articles dessus et beaucoup le « surinterprètent ». Certes il y a l’ombre d’Auschwitz, la question de la mémoire et de la commémoration. Mais ils sont là où ils doivent être, des ombres importantes pendant que des gens vivent, car oui, on vit à Oswiecim.

Hier à la fac...

J’ai failli comprendre un cours en allemand. Bon failli seulement. Par moment je comprenais plutôt correctement ce que le prof racontait mais je manquais des détails importants. En tout cas c’était la première fois que je m’approchais de la compréhension d’un séminaire en allemand donc c’était quelque chose. Le seul véritable problème c’est que le coût en concentration et en énergie est assez élevé, je ne peux absolument pas tenir comme cela une heure et demie. Mais tout de même, moi qui ai l’impression de peu progresser en allemand j’étais heureux de percevoir un sens général. D’autant que l’après-midi j’avais un séminaire avec interventions étudiantes et là c’est actuellement impossible.

En tout cas je me sens toujours aussi à l'aise ici. Les semaines s’égrènent. Je découvre à quel point on possède cette capacité de s’adapter et d’accepter comme quotidien des choses qui ne le sont finalement pas. Je prends le U-bahn les yeux fermés comme-ci je vivais ici depuis 10 ans alors que cela devrait encore me surprendre.

L’université se passe correctement. Je vais avoir énormément de travail en janvier, je préfère ne pas y penser, mais j’espère survivre d’une manière ou d’une autre au premier semestre. C’était le gros morceau. Le second sera nécessairement plus simple (enfin pour la partie « allemande » reste la française…mais c’est une autre histoire). Je n’ai toujours pas Internet chez moi. Engin vient d’envoyer une lettre avec un ultimatum à notre fournisseur, si d’ici janvier on n’a pas Internet on considérera le contrat comme caduque. La galère donc.
Du coup je profite pleinement du Sprachenzentrum, de sa bibliothèque et de sa médiathèque. J'en profite pour voir des films allemands et des classiques que j'ai manqué. Lundi et mardi par exemple je me suis fais Sátántangó de Béla Tarr. 419 minutes. 6H30 le Lundi, la dernière demi-heure le mardi (je me suis fais jeté de la médiathèque le Lundi soir...fermeture, tout cela). Choc. J'en parlerai peut-être une autre fois, mais c'est grand, tellement grand que je devrais le revoir bientôt dans des conditions plus optimales. On ne peut que sortir malade d'un tel film.


Pour finir sur un sujet plus prosaïque je ne suis pas mécontent de revenir quelques jours en France lundi. L’air de rien je suis fatigué. Je vais en profiter pour faire le plein, voir la famille et les amis, acheter des livres pour les cours, profiter d’Internet, de mon nouveau disque dur externe et me préparer pour 2009. Beaucoup de choses à faire et à profiter.

Cela annonce une année dure, mais palpitante.

Et je serai encore sur ce blog. Malgré mes récentes difficultés, je compte bien tenir mon engagement.

A tout de suite.

16 déc. 2008

Trentemøller - Live, 12 décembre.

Depuis que je suis à Berlin j’organise ma vie culturelle autour de micro-événements attendus ou inattendus. Tout est relatif à ma capacité d’avoir les informations (plutôt réduit vu mon allemand et l’absence d’Internet depuis quelques semaines) et d’y réagir. Depuis septembre il y a eu par exemple le concert d’Animal Collective (pile poil la semaine où j’étais en France…), le film sur Arthur Russell (), le concert de Squarepusher (c’était nul), Pantha Du Prince dans un club (prévenu à la dernière minute je n’ai pas eu le courage…honte sur moi).

IL y avait par contre la venue d’un Dj qui était à mon programme depuis longtemps et qui faisait figure d’un immanquable : Trentemøller.

Je vais pas vous refaire la biographie, ce Danois est l’un des Djs les plus appréciés du moment, sa première galette, The Last Ressort, en 2006 était remplie de pures pépites et a terminée dans une pléiade de bons tops de l’année (dont probablement le mien).

Depuis que je suis ici je n’ai pas encore connu une soirée club digne de ce nom. Les meilleurs endroits, le Panorama Bar, Water Gate, je n’ai pas eu l’occasion de m’y rendre, enfin si au Panorama Bar mais j’étais trop crevé et je ne voulais pas payer 15€ pour rester une demi-heure. C’est pourtant l’une des choses à faire à Berlin et jusque là j’ai surtout été frustré sur cette question. Les endroits sympas où je suis allé l’étaient pour le cadre rarement pour la musique. L’occasion était donc rêvée.

Je devais y aller avec Vahide. Bien entendu elle ne m’a pas donné de nouvelles et je n’ai réussi à la joindre. Dommage. Heureusement je n'étais pas seul, Dominik souhaitait aussi s’y rendre (il faut dire que le Trentemøller fait figure de star à Berlin), donc j'ai diné avec lui dans mon ancien appart de Warschauer Str. en début de soirée. On fut ensuite rejoint par une de ses collègues, une italienne, accompagnée par quelques amis. Vers 1h du Matin on prit une bière ou deux dans bar avant de se rendre tranquillement vers le club.

Ce club c’était le Rechenzentrum et il se trouve assez loin. Du côté de Köpenick (à l’est, regardez le plan en bas de la page). Suffisamment loin pour que ce centre (drôle d’endroit d’ailleurs) affrète deux voitures pour faire des navettes gratuitement depuis Ostkreuz.

2h30 nous voilà à faire la queue pour rentrer. 3h, on est dedans. Le set de Trentemøller a déjà commencé, tout vibre, l’ambiance est électrique. La salle n’est pas géniale, seulement un grand rectangle, les vestiaires sont à l’opposée de l’entrée et le plafond est seulement à 2m50. Mais cela est suffisant pour créer quelque chose dans la pénombre et ce son fabuleux. Si vous ne le connaissez pas, vous pouvez faire un tour sur son myspace pour écouter un morceau emblématique comme Take Me Into Your Skin. Trentemøller produit une musique cultivée, dans le bon sens du terme, c’est-à-dire à la fois accessible et complexe. Entre House, Techno, Minimal Techno et toute une culture Rock. Pas de question de frontières juste celui d’ambiances, de paysages sonores et de voyages auditifs.

Le set qu’il a proposé était quelque peu différent de ce que j’imaginais de sa part, plus direct, plus rythmique, moins dans la construction d’atmosphères que dans un pur message physique. S’il rendait le tout accessible (mixant par exemple du Joy Divison, She lost Control, Love Will Tears Us Apart, du Aphex Twin avec l’incontournable Windowlicker) il n’en oubliait par autant toute sa science et ses propres créations. Je n'ai pas entendu Take Me Into You Skin qui est probablement plus un morceau d’ouverture, ouverture que j’ai donc manqué, mais j’ai été bluffé par Vamp qui résume à lui tout seul le contenu de sa prestation.

Vamp, surtout cette nuit là, c'est ce rythme lent et redondant, ses légères fluctuations, ses montées feutrées qui pousse les corps à se lover sur le son, à s’abandonner dans une abyme.

Une autre chose appréciable fut le bonhomme en lui-même. M’étant glissé à moins de deux mètres de lui (il n’y avait pas de scènes donc il était au même niveau que les danseurs), il semblait avoir un véritable plaisir à être là, à se produire et à nous transporter. Son attitude, le voir sautiller, sourire, danser, donnait envie de le suivre, de s’enthousiasmer avec lui. On était loin du spectacle professionnel et aseptisé de Bass Héro de Tom Jenkinson (oui je garde une dent contre Squarepusher).

6h du matin, temps de rentrer. Avec Dominik on partage un Taxi avec deux Polonais venu spécialement pour voir notre Danois. Berlin est toujours plus beau le matin surtout autour de Warschauer Str. Je pouvais me coucher satisfait.

4 déc. 2008

Der Baader Meinhof Complex ou le cinéma complexé.


Culturellement ces derniers temps je me suis surtout concentré sur la musique. Je peux peut-être changer un peu de registre... D'ailleurs j'ai vu un film allemand il n'y a pas si longtemps qui est aussi sorti de votre côté du Rhin, belle occasion que voilà.

Film historique donc, Der Baader Meinhof Complex s'intéresse à l'histoire de la RAF, Fraction Armée Rouge, qui a commit quelques assassinats et quelques actes terroristes durant les années 70. Moment important d'une Allemagne de l'ouest qui se reconstruisait à partir de 68 et qui finalement se préparait en douceur à regarder vers l’avenir... J'ai déjà mentionné cette relation spéciale qu'entretenait le Krautrock avec l'après 68. Andreas Baader, Ulrike Meinhof et les autres membres de la RAF entretenaient de la même façon une relation complexe avec 1968. Pour certains d'entre eux cela fut la prise de conscience de leur capacité politique, de leur refus de la société, pour d'autres juste une confirmation de la justesse de leur combat. L'apaisement qui suivit les dures répressions de ces événements a été vécu comme une trahison à "la lutte". Se retrouvant en minorité, même à gauche, ils décidèrent d'entrer dans l'action armée, dans la clandestinité. La RAF naissait et elle allait devenir l'effigie de tout ce que contre quoi luttait la RFA. Même si leurs actes furent violents, la répression et l'acharnement sur ses membres furent presque disproportionnés.
Sujet brûlant donc, car assez récent, remettant en cause autant une gauche problématique de l'époque (concevoir qu'un groupe isolé d'un individu a les moyens de fissurer un état moderne et durablement installé...Se dire du peuple tout en s’en coupant pour les besoins de l’illégalité), avec une réaction gouvernementale qui flirte sérieusement avec le criminel, avec toute la conception de la réaction "hors système" Guantamo et le Patriot Act ne sont pas bien loin, ainsi que toute la réflexion du vingtième siècle sur le terrorisme et les moyens dont dispose l'Etat.
Je connaissais déjà la question puisque j'ai lu un livre produit à partir d'une thèse d'histoire sur la ce groupe terroriste. Du point des vues des faits, cette adaptation d'un roman, pour ce que j'en sais, est globalement correcte. Ce ne sera pas suffisant pour des néophytes, de nombreux événements importants sont survolés et ne jouent qu'un rôle symbolique, qu'un insert à l'histoire, mais on peut estimer que le film remplit son cahier des charges.

C'est bien la seule chose dont on peut le créditer. Car d'un point de vue du "cinéma", il y a comme qui dirait un problème. Je n'ai pas de définition restrictive du cinéma, je ne suis pas du genre à me lever, taper du poing sur la table en décriant "ceci n'est pas un film". Du coup je ne sors que très rarement d'une salle de cinéma pendant une projection (cela a du arriver deux fois sur les 400 derniers films...) au péril de m'imposer des horreurs (et il y en a eu...). Pourtant devant ce Der Baader Meinhof Complex j'ai le même genre de difficultés qu'en face d'un Sin City. Je ne vois pas en quoi le film apporte quoi que ce soit comparé au support d'origine, la bande dessinée dans le cas de Sin City. Le livre que j'ai lu contenait tout ce film et bien plus. Il n'y a pas de "valeur ajouté" ici. A la vérité il n'y a pas grand chose, pas d'atmosphère, pas de personnages (on est indifférent au devenir de tous), pas d’engagements de la part du réalisateur, pas de thèses, pas de critiques sociales, pas d'enjeux esthétiques. Toutes les questions autour de l'extrémisme, du terrorisme, de l'oppression d'état, des moyens de s'exprimer et de croire en un monde meilleur, sont laissés sur l'autel de la lâcheté. Car oui, ce film sans idées est d'une profonde lâcheté. Il veut plaire à tout le monde dans un conformisme quasi Hollywoodien alors que son thème ne s'y prête pas. Comme pour V pour Vendetta (Quel horreur ce fut...) il y a une incompréhension entre un fond virulent, qui interloque et qui est palpitant dans ses contradictions et une forme qui a la sinistrose. Ce film n'ose strictement rien. Un bon reportage aurait été infiniment plus expressif et aurait pu ouvrir d'autres perspectives.

Certes il ne fallait pas forcément s’attendre à quelque chose d’incroyable, c'est le film gros budget avec la "dream team" allemande, tous les gens déjà présents dans La Chute. Cependant il y avait matière à espérer, La Chute laissait une impression d'inachevée qui restait globalement positive. On aurait pu espérer que ce film se concentre sur son intéressant huit-clos tout en paranoïa plutôt que de tenter de maladroites et d'inutiles sorties à l'extérieur du bunker. Cependant il y avait ce corps, celui d'Hitler, et cet espace, le bunker, dans lesquels quelque chose pouvait se jouer, s'incarner. On ne retrouve rien de semblable sur la « Bande à Baader » qui permette de supporter ces presque 2 heures 30 d'aléas qui ne semble plus nous concerner.

C'est bien le film international Allemand d'une Allemagne polie et civilisée dans tout ce qu'elle a d'énervant avec ce vernis historique sur ce qu'elle est devenue. On pourrait presque le mettre en parallèle avec notre Bienvenue chez les Ch'tis, véhicule du "Vive la France terroir". Sauf que là où Bienvenue chez les Ch'tis fut une surprise incompréhensible (enfin pour moi) ce Der Baader Meinhof Complex est un objet froid visant simplement à servir de carte de visite pour le public international. Dans les deux cas cela n'est heureusement pas représentatif de la production cinématographique des pays respectifs.

A oublier vite.

2 déc. 2008

J'ai besoin d'internet

Cela fait depuis vendredi que nous n’avons plus Internet à la maison. Je trouve des solutions annexes, se connecter à la bibliothèque, rendre visite à Noëlle, à l’appartement de Warschauer Straße…mais ce n’est pas suffisant. J’ai un article sous le coude, mais bloqué dans mon second ordinateur resté à la maison. J’ai besoin de ma dose et je ne l’ai pas. Non pas que je sois dépendant d’Internet, une telle dépendance dans les faits d’existe pas, mais là c’est la galère. Si je décidais de vivre ailleurs, à la montagne, dans une île déserte, ou si je me faisais un voyage dans une région qui nécessite de se couper du monde, de la forêt sud-américaine au G20 Corse, je le ferai avec plaisir. Mais pas ici, pas dans cette vie. Tout mon univers, culturel, universitaire, en partie personnel, tourne autour de la notion de l’information. La musique, le cinéma, la philosophie, l’histoire, tout cela est informations. Et le meilleur vecteur d’informations qui existent, la meilleure invention depuis la Roue (pour le moment) cela reste Internet.
Avec quelques bonnes habitudes Internet c’est le monde de la découverte et de la redécouverte. Boulimique de l’information je suis.

Rendez-moi mon réseau !

Ma carte interactive (en travaux)