18 déc. 2008

Hier à la fac...

J’ai failli comprendre un cours en allemand. Bon failli seulement. Par moment je comprenais plutôt correctement ce que le prof racontait mais je manquais des détails importants. En tout cas c’était la première fois que je m’approchais de la compréhension d’un séminaire en allemand donc c’était quelque chose. Le seul véritable problème c’est que le coût en concentration et en énergie est assez élevé, je ne peux absolument pas tenir comme cela une heure et demie. Mais tout de même, moi qui ai l’impression de peu progresser en allemand j’étais heureux de percevoir un sens général. D’autant que l’après-midi j’avais un séminaire avec interventions étudiantes et là c’est actuellement impossible.

En tout cas je me sens toujours aussi à l'aise ici. Les semaines s’égrènent. Je découvre à quel point on possède cette capacité de s’adapter et d’accepter comme quotidien des choses qui ne le sont finalement pas. Je prends le U-bahn les yeux fermés comme-ci je vivais ici depuis 10 ans alors que cela devrait encore me surprendre.

L’université se passe correctement. Je vais avoir énormément de travail en janvier, je préfère ne pas y penser, mais j’espère survivre d’une manière ou d’une autre au premier semestre. C’était le gros morceau. Le second sera nécessairement plus simple (enfin pour la partie « allemande » reste la française…mais c’est une autre histoire). Je n’ai toujours pas Internet chez moi. Engin vient d’envoyer une lettre avec un ultimatum à notre fournisseur, si d’ici janvier on n’a pas Internet on considérera le contrat comme caduque. La galère donc.
Du coup je profite pleinement du Sprachenzentrum, de sa bibliothèque et de sa médiathèque. J'en profite pour voir des films allemands et des classiques que j'ai manqué. Lundi et mardi par exemple je me suis fais Sátántangó de Béla Tarr. 419 minutes. 6H30 le Lundi, la dernière demi-heure le mardi (je me suis fais jeté de la médiathèque le Lundi soir...fermeture, tout cela). Choc. J'en parlerai peut-être une autre fois, mais c'est grand, tellement grand que je devrais le revoir bientôt dans des conditions plus optimales. On ne peut que sortir malade d'un tel film.


Pour finir sur un sujet plus prosaïque je ne suis pas mécontent de revenir quelques jours en France lundi. L’air de rien je suis fatigué. Je vais en profiter pour faire le plein, voir la famille et les amis, acheter des livres pour les cours, profiter d’Internet, de mon nouveau disque dur externe et me préparer pour 2009. Beaucoup de choses à faire et à profiter.

Cela annonce une année dure, mais palpitante.

Et je serai encore sur ce blog. Malgré mes récentes difficultés, je compte bien tenir mon engagement.

A tout de suite.

Aucun commentaire:

Ma carte interactive (en travaux)