Depuis que je suis à Berlin j’organise ma vie culturelle autour de micro-événements attendus ou inattendus. Tout est relatif à ma capacité d’avoir les informations (plutôt réduit vu mon allemand et l’absence d’Internet depuis quelques semaines) et d’y réagir. Depuis septembre il y a eu par exemple le concert d’Animal Collective (pile poil la semaine où j’étais en France…), le film sur Arthur Russell (là), le concert de Squarepusher (c’était nul), Pantha Du Prince dans un club (prévenu à la dernière minute je n’ai pas eu le courage…honte sur moi).
IL y avait par contre la venue d’un Dj qui était à mon programme depuis longtemps et qui faisait figure d’un immanquable : Trentemøller.
Je vais pas vous refaire la biographie, ce Danois est l’un des Djs les plus appréciés du moment, sa première galette, The Last Ressort, en 2006 était remplie de pures pépites et a terminée dans une pléiade de bons tops de l’année (dont probablement le mien).
Depuis que je suis ici je n’ai pas encore connu une soirée club digne de ce nom. Les meilleurs endroits, le Panorama Bar, Water Gate, je n’ai pas eu l’occasion de m’y rendre, enfin si au Panorama Bar mais j’étais trop crevé et je ne voulais pas payer 15€ pour rester une demi-heure. C’est pourtant l’une des choses à faire à Berlin et jusque là j’ai surtout été frustré sur cette question. Les endroits sympas où je suis allé l’étaient pour le cadre rarement pour la musique. L’occasion était donc rêvée.
Je devais y aller avec Vahide. Bien entendu elle ne m’a pas donné de nouvelles et je n’ai réussi à la joindre. Dommage. Heureusement je n'étais pas seul, Dominik souhaitait aussi s’y rendre (il faut dire que le Trentemøller fait figure de star à Berlin), donc j'ai diné avec lui dans mon ancien appart de Warschauer Str. en début de soirée. On fut ensuite rejoint par une de ses collègues, une italienne, accompagnée par quelques amis. Vers 1h du Matin on prit une bière ou deux dans bar avant de se rendre tranquillement vers le club.
Ce club c’était le Rechenzentrum et il se trouve assez loin. Du côté de Köpenick (à l’est, regardez le plan en bas de la page). Suffisamment loin pour que ce centre (drôle d’endroit d’ailleurs) affrète deux voitures pour faire des navettes gratuitement depuis Ostkreuz.
2h30 nous voilà à faire la queue pour rentrer. 3h, on est dedans. Le set de Trentemøller a déjà commencé, tout vibre, l’ambiance est électrique. La salle n’est pas géniale, seulement un grand rectangle, les vestiaires sont à l’opposée de l’entrée et le plafond est seulement à 2m50. Mais cela est suffisant pour créer quelque chose dans la pénombre et ce son fabuleux. Si vous ne le connaissez pas, vous pouvez faire un tour sur son myspace pour écouter un morceau emblématique comme Take Me Into Your Skin. Trentemøller produit une musique cultivée, dans le bon sens du terme, c’est-à-dire à la fois accessible et complexe. Entre House, Techno, Minimal Techno et toute une culture Rock. Pas de question de frontières juste celui d’ambiances, de paysages sonores et de voyages auditifs.
Le set qu’il a proposé était quelque peu différent de ce que j’imaginais de sa part, plus direct, plus rythmique, moins dans la construction d’atmosphères que dans un pur message physique. S’il rendait le tout accessible (mixant par exemple du Joy Divison, She lost Control, Love Will Tears Us Apart, du Aphex Twin avec l’incontournable Windowlicker) il n’en oubliait par autant toute sa science et ses propres créations. Je n'ai pas entendu Take Me Into You Skin qui est probablement plus un morceau d’ouverture, ouverture que j’ai donc manqué, mais j’ai été bluffé par Vamp qui résume à lui tout seul le contenu de sa prestation.
Vamp, surtout cette nuit là, c'est ce rythme lent et redondant, ses légères fluctuations, ses montées feutrées qui pousse les corps à se lover sur le son, à s’abandonner dans une abyme.
Une autre chose appréciable fut le bonhomme en lui-même. M’étant glissé à moins de deux mètres de lui (il n’y avait pas de scènes donc il était au même niveau que les danseurs), il semblait avoir un véritable plaisir à être là, à se produire et à nous transporter. Son attitude, le voir sautiller, sourire, danser, donnait envie de le suivre, de s’enthousiasmer avec lui. On était loin du spectacle professionnel et aseptisé de Bass Héro de Tom Jenkinson (oui je garde une dent contre Squarepusher).
6h du matin, temps de rentrer. Avec Dominik on partage un Taxi avec deux Polonais venu spécialement pour voir notre Danois. Berlin est toujours plus beau le matin surtout autour de Warschauer Str. Je pouvais me coucher satisfait.
IL y avait par contre la venue d’un Dj qui était à mon programme depuis longtemps et qui faisait figure d’un immanquable : Trentemøller.
Je vais pas vous refaire la biographie, ce Danois est l’un des Djs les plus appréciés du moment, sa première galette, The Last Ressort, en 2006 était remplie de pures pépites et a terminée dans une pléiade de bons tops de l’année (dont probablement le mien).Depuis que je suis ici je n’ai pas encore connu une soirée club digne de ce nom. Les meilleurs endroits, le Panorama Bar, Water Gate, je n’ai pas eu l’occasion de m’y rendre, enfin si au Panorama Bar mais j’étais trop crevé et je ne voulais pas payer 15€ pour rester une demi-heure. C’est pourtant l’une des choses à faire à Berlin et jusque là j’ai surtout été frustré sur cette question. Les endroits sympas où je suis allé l’étaient pour le cadre rarement pour la musique. L’occasion était donc rêvée.
Je devais y aller avec Vahide. Bien entendu elle ne m’a pas donné de nouvelles et je n’ai réussi à la joindre. Dommage. Heureusement je n'étais pas seul, Dominik souhaitait aussi s’y rendre (il faut dire que le Trentemøller fait figure de star à Berlin), donc j'ai diné avec lui dans mon ancien appart de Warschauer Str. en début de soirée. On fut ensuite rejoint par une de ses collègues, une italienne, accompagnée par quelques amis. Vers 1h du Matin on prit une bière ou deux dans bar avant de se rendre tranquillement vers le club.
Ce club c’était le Rechenzentrum et il se trouve assez loin. Du côté de Köpenick (à l’est, regardez le plan en bas de la page). Suffisamment loin pour que ce centre (drôle d’endroit d’ailleurs) affrète deux voitures pour faire des navettes gratuitement depuis Ostkreuz.
2h30 nous voilà à faire la queue pour rentrer. 3h, on est dedans. Le set de Trentemøller a déjà commencé, tout vibre, l’ambiance est électrique. La salle n’est pas géniale, seulement un grand rectangle, les vestiaires sont à l’opposée de l’entrée et le plafond est seulement à 2m50. Mais cela est suffisant pour créer quelque chose dans la pénombre et ce son fabuleux. Si vous ne le connaissez pas, vous pouvez faire un tour sur son myspace pour écouter un morceau emblématique comme Take Me Into Your Skin. Trentemøller produit une musique cultivée, dans le bon sens du terme, c’est-à-dire à la fois accessible et complexe. Entre House, Techno, Minimal Techno et toute une culture Rock. Pas de question de frontières juste celui d’ambiances, de paysages sonores et de voyages auditifs.
Le set qu’il a proposé était quelque peu différent de ce que j’imaginais de sa part, plus direct, plus rythmique, moins dans la construction d’atmosphères que dans un pur message physique. S’il rendait le tout accessible (mixant par exemple du Joy Divison, She lost Control, Love Will Tears Us Apart, du Aphex Twin avec l’incontournable Windowlicker) il n’en oubliait par autant toute sa science et ses propres créations. Je n'ai pas entendu Take Me Into You Skin qui est probablement plus un morceau d’ouverture, ouverture que j’ai donc manqué, mais j’ai été bluffé par Vamp qui résume à lui tout seul le contenu de sa prestation.
Vamp, surtout cette nuit là, c'est ce rythme lent et redondant, ses légères fluctuations, ses montées feutrées qui pousse les corps à se lover sur le son, à s’abandonner dans une abyme.
Une autre chose appréciable fut le bonhomme en lui-même. M’étant glissé à moins de deux mètres de lui (il n’y avait pas de scènes donc il était au même niveau que les danseurs), il semblait avoir un véritable plaisir à être là, à se produire et à nous transporter. Son attitude, le voir sautiller, sourire, danser, donnait envie de le suivre, de s’enthousiasmer avec lui. On était loin du spectacle professionnel et aseptisé de Bass Héro de Tom Jenkinson (oui je garde une dent contre Squarepusher).
6h du matin, temps de rentrer. Avec Dominik on partage un Taxi avec deux Polonais venu spécialement pour voir notre Danois. Berlin est toujours plus beau le matin surtout autour de Warschauer Str. Je pouvais me coucher satisfait.
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