Je ne suis pas très sage. J’ai beaucoup de choses à raconter, enfin au moins deux trois, mes soirées le week-end dernier vraiment géniales, j’ai vu Casablanca au cinéma, et la visite de l’Alte Nationalgalerie et du Alte Museum (mais la partie antiquité greco-romaine). J’ai aussi une promenade musicale de retard… bref que du beau, on verra demain matin.
En attendant ce soir j’ai vu Eva et son ami de passage à Berlin quelques jours. Eva est une ancienne de mes colocataires de Montreuil avec qui nous avons vécu seulement trois mois mais dont nous sommes toujours assez proche. Elle vient de Barcelone et je ne la vois pas souvent. Quelques bières dans un bar sympathique, il passait de la bonne techno comme le Saturn Strobe de Pantha Du Prince chose impossible en France, et un restaurant chinois plus tard nous nous sommes séparé. Je ne vais pas vous racontez nos discussions dans le détail, juste que j’ai eu un réel plaisir à passer ces quelques heures avec eux, l’année dernière on s’était croisé sans avoir le temps de se voir réellement. Par contre je commence à prendre la fâcheuse habitude de vouloir parler anglais…même quand on parle en français !
Ensuite, ensuite, j’ai erré un peu dans les rues de Berlin. Un temps légèrement frais avec une fine pluie d’après orages…la ville était superbe. J’étais à Kreuzberg et là, oh miracle, je me suis perdu.
Pas bien longtemps, certes, mais j’ai perdu le nord et je ne reconnaissais pas les rues. Cela peut vous sembler rien ou au contraire assez problématique mais c’est la meilleure chose qui puise vous arrivez dans une ville. C’est le moment magique où vous observez tout, ou vous profitez pleinement de l’endroit où vous vous trouvez. Rien n’est plus parfait que de ne pas savoir où l’on est dans un lieu qu’on aime et qu’on veut connaître.
Longeant un canal je me suis retrouvé dans une impasse coincé entre une grille, le canal, et la Spree. J’ai à ce moment là retrouvé mon sens de l’orientation tout en profitant d’un paysage épique avec ce ciel noir et cette pluie s’enfonçant dans le grand fleuve.
Etrangement j’ai eu envie d’écouter La ville s’endormait de Jacques Brel. Morceau doux et sinistre sur l’arrivée de la nuit. Etrange car même si le moment était tout indiqué je n’écoute quasi jamais l’album Les Marquises, je viens de le réaliser. Non pas que je ne l’aime pas, je ne le connais pas assez, mais je l’ai découvert par et pour Jaures. Je ne sais pas vous mais ce morceau me rend sensible dans ses meilleurs instants et me démolit dans les pires. On ne peut sortir indemne d’une telle chanson pour peu qu’elle nous touche. Elle est déluge et dévastation. Jamais je n’ai pu enchaîné avec le reste de l’album après cette puissance... c'était donc magique que me vienne au bout des lèvres ces quelques paroles...
La ville s’endormait
Et j'en oublie le nom
Sur le fleuve en amont
Un coin de ciel brûlait
Murmurait-il tranquillement dans Warschauer Strasse.
En attendant ce soir j’ai vu Eva et son ami de passage à Berlin quelques jours. Eva est une ancienne de mes colocataires de Montreuil avec qui nous avons vécu seulement trois mois mais dont nous sommes toujours assez proche. Elle vient de Barcelone et je ne la vois pas souvent. Quelques bières dans un bar sympathique, il passait de la bonne techno comme le Saturn Strobe de Pantha Du Prince chose impossible en France, et un restaurant chinois plus tard nous nous sommes séparé. Je ne vais pas vous racontez nos discussions dans le détail, juste que j’ai eu un réel plaisir à passer ces quelques heures avec eux, l’année dernière on s’était croisé sans avoir le temps de se voir réellement. Par contre je commence à prendre la fâcheuse habitude de vouloir parler anglais…même quand on parle en français !
Ensuite, ensuite, j’ai erré un peu dans les rues de Berlin. Un temps légèrement frais avec une fine pluie d’après orages…la ville était superbe. J’étais à Kreuzberg et là, oh miracle, je me suis perdu.
Pas bien longtemps, certes, mais j’ai perdu le nord et je ne reconnaissais pas les rues. Cela peut vous sembler rien ou au contraire assez problématique mais c’est la meilleure chose qui puise vous arrivez dans une ville. C’est le moment magique où vous observez tout, ou vous profitez pleinement de l’endroit où vous vous trouvez. Rien n’est plus parfait que de ne pas savoir où l’on est dans un lieu qu’on aime et qu’on veut connaître.
Longeant un canal je me suis retrouvé dans une impasse coincé entre une grille, le canal, et la Spree. J’ai à ce moment là retrouvé mon sens de l’orientation tout en profitant d’un paysage épique avec ce ciel noir et cette pluie s’enfonçant dans le grand fleuve.
Etrangement j’ai eu envie d’écouter La ville s’endormait de Jacques Brel. Morceau doux et sinistre sur l’arrivée de la nuit. Etrange car même si le moment était tout indiqué je n’écoute quasi jamais l’album Les Marquises, je viens de le réaliser. Non pas que je ne l’aime pas, je ne le connais pas assez, mais je l’ai découvert par et pour Jaures. Je ne sais pas vous mais ce morceau me rend sensible dans ses meilleurs instants et me démolit dans les pires. On ne peut sortir indemne d’une telle chanson pour peu qu’elle nous touche. Elle est déluge et dévastation. Jamais je n’ai pu enchaîné avec le reste de l’album après cette puissance... c'était donc magique que me vienne au bout des lèvres ces quelques paroles...
La ville s’endormait
Et j'en oublie le nom
Sur le fleuve en amont
Un coin de ciel brûlait
Murmurait-il tranquillement dans Warschauer Strasse.
2 commentaires:
Je lis attentivement les chroniques, un moment d'évasion et de découverte.
Je vais réécouter Brel.
Merci
un peu de la bonne techno
http://djtrian.blogspot.com/
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