Me voilà donc pas très loin de chez moi, en train d’attendre au Macdo d’Ostbahnhof -sig-. Il est 22h15, j’ai 15 minutes de retard sur le rendez-vous, qui a décidé d’une telle heure !, et personne que je ne connais en vue.
J’attends.
Erasmus oblige (vous trouvez que je me répète ?), tout le monde arrive au compte goutte de 22h30 à 23h. Le temps de s’acheter des bières, de faire les classiques « d’où viens tu » avec les gens inconnus…au total on est bien 40 à se réunir.
23h et des poussières : Cap vers le club d’une Radio du coin « Fritz ». L’intérêt de se rendre dans un tel lieu, d’un point de vue touristique voire heuristique, est que cette boîte était anciennement une gare. Malheureusement l’intérieur a été complètement désossé et ne ressemble à rien. On repassera pour l’heuristique.
Gros club donc, le Fritz affiche trois salles, une de rock, une de house/ragga/dance et une ouverte plus tardivement de techno. Autant prévenir tout de suite : la musique était de la soupe. La scène « rock » affichait les combinaisons Linkin Park, Offspring, saupoudré de quelques groupes allemands, comme Die Ärtze, et parfois de chansons audibles : Rage Against the Machine ou System of a Down. La scène ragga/dance et techno ne furent guère plus reluisantes, votre fidèle serviteur a bien pesté tout au long de la nuit. Pour tout dire, c’est le genre d’endroits pour anciens teenagers, que ce soit dans la musique ou dans l’ambiance. Les allemands semblent bien jeunes bien que majeurs. Le style en vogue est la casquette à l’Eminen et le teint glabre. On sent que la testostérone secoue encore quelques têtes et les blagues graveleuses autour de bières font leur chemin. Ma barbe d’une semaine et mon air de boy-scout adulte faisaient légèrement taches.
Dans les bons côtés toutefois, il y a les prix et l’Allemagne. Affichant des tarifs à peu prêt honnêtes pour ce genre de lieu, 3€ l’entrée avant minuit 6 après, 2€50 la bière de base, on pouvait boire sans se ruiner totalement. Les nanas pouvaient danser sans problèmes, ici on ne drague pas ouvertement et agressivement. Bien que certains semblaient en attente d’une providentielle rencontre, chacun est là pour danser et pour profiter, pas pour emmerder.
Bref, j’ai dansé toute la nuit. Passant d’une salle à une autre dès que je n’en pouvais plus. J’ai plutôt privilégié la scène techno, on peut danser sur de la mauvaise techno ce qui est plus problématique sur un sous Linkin Park romantiquement inerte. Quelques de mes camarades m’ont suivis jusqu’au matin, c’était sympathique de les voir dans un autre contexte d’apprendre à les connaître, enfin de danser avec eux vu que ce fut réellement mon activité principale.
D’ailleurs je ne sais toujours pas si je suis hautement ridicule ou pas quand je danse. J’aimerai dire que je m’en fous mais ce n’est pas vraiment le cas au fond. Mais j’essaye de me laisser aller, de sentir le vrombissement du son dans mes tripes plutôt que de le penser. Je préfère gigoter à l’excès plutôt que ressembler au manche à balais incarné comme pas mal de gugusses qui m’entouraient… Une nouvelle amie m’a affirmée que j’avais l’air cool, je prends cela comme une réponse positive même si elle devait être bien bourrée….
4h du matin, il doit faire moins de 10 degré dehors. La température a chutée en deux jours. Je suis content d’avoir pris mon vélos, ,je gèle mais pas longtemps.
Même si le lieu n’était pas intéressant j’ai passé une bonne nuit au final et il fallait y aller au moins une fois. Je vais par contre chercher à imposer discrètement le choix du futur club…
3 commentaires:
Batistuta! c'est bien que tu danses, tout à fait comme tu le dis! il faut se laisser aller! et tu n'es pas ridicule c'est juste l'idée que tu te forges! voilà Erasmus.
Profites en de tes cours! et c'est toujours un plaisir de te lire même avec des FAUTES!
besos
Ediloca
Hey ho! je vais relire!
Le prochain qui fait une remarque il a des accès pour corriger!
LOL. Je t'avoue avoir bien rigolé.
Ta disco ressemble (l'ambiance) à notre cher "Wax" de Bastille. Des filles dansant librement...inimaginable à Paris.
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