13 sept. 2008

Première semaine de cours.

Je reste muet et hop une semaine de passée. Le temps file. Je vais perdre des lecteurs à ce rythme là…sachant que mon capital de départ était très élevé...

Revenons mes petites histoires.

Lundi après m’être rendu à vélo jusqu’au centre de langue de l’université Humboldt à 8h30, j’apprends que j’ai cours seulement à 13h45. La bonne nouvelle donc c’est que j’ai bien cours même si je suis dans le niveau A1 (débutant).

Un retour et un aller plus tard (1h de vélo), me voilà en face d’un sympathique prof peut-être pas très loin de la quarantaine mais qui respire la trentaine et 8 9 personnes. Je suis le seul français.
Quelque part c’est mauvais signe, cela montre que j’ai vraiment du retard sur mes compatriotes, de l’autre je m’estime plutôt content. Prêt d’un tiers des étudiants que j’ai croisés parlaient français et je ne souhaite véritablement pas me lier avec eux. Le fait est que je ne veux pas parler français, quand j’en croise ma langue se lie. Je veux bien parler anglais, espagnol, allemand, mais surtout pas ma langue natale. Trop d’occasions de gaspiller mon temps sur Internet déjà. Qui plus est il y a une forme de répulsion infondée de ma part.
Il y a quelques jours Guillaume est allé à la Sorbonne pour moi. Quand je l’ai eu au téléphone pour savoir si cela c’était bien passé il m’a confié qu’il détestait les étudiants , ce qu’ils dégageaient. Je lui est rétorqué que c’était l’effet « rentrée » qui expliquait leur comportement et aussi une surinterprétation de sa part.

J’ai le même genre d’attitudes. La sorte de confiante supériorité que peut dégager un étudiant prêt de son université m’exaspère. Je me suis senti véritablement chez moi à la Sorbonne qu’au bout d’une année ou deux.

Ici, ce genre d’impression reste tenace. Il y a quelque chose qui me rebute chez les autres français. Leur manière de se comporter, leur bon rasage, leur vêtement clean et leur humour…tout exprime le franchouillard sûre de lui et cela me met mal à l’aise.
Non pas que ces gens ne sont pas intéressants, méprisables ou qu’ils correspondent à cette impression. Au contraire, si je venais à leur parler je présume que je m’entendrais très bien avec la plupart d’entre eux et qu’ils ont tous des parcours intéressants mais face à des inconnus regroupés ce « feeling » me traverse. C’est aussi la manière qu’on les français de se regarder, de se jauger. Je ne sais pas très bien comment l’exprimer mais chez les Allemands cela n’existe pas. En attendant cela m’arrange de ressentir cela pour mes objectifs de mon année, alors je les évite un peu...

Dans mon cours je suis donc avec deux turques, trois espagnols, il semblerait qu’ils que nos amis ibères soient au moins aussi mauvais que nous en langue, un italien, deux ukrainiennes et un indonésien. De quoi être dépaysé. Tant mieux.

Un cours dure de 13h45 à 18h avec deux pauses, une longue, 20 30 minutes si je ne m’abuse, et une courte (15). Pour le moment, compte tenu que j’avais travaillé auparavant, je n’apprends pas grand-chose en grammaire. Mais je fais travailler ce que je sais et je découvre des nouveaux mots. J’aurai préféré un cours de niveau A2 mais finalement c’est pour le moment très suffisant. On verra si je le regretterais dans un mois. J’apprécie aussi le prof, plein d’entrain, d’énergie. Il parle français, anglais, un peu espagnol et russe.

Comme j’ai toujours quelques difficultés à me lever, je ne profite pas trop de la ville ces derniers jours, mais en même temps je commence à prendre mes marques et des habitudes (le vélo) et je trouve cela très agréable.

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